PARIS : 62 % des travailleurs s’opposent à la surveillance…
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PARIS : 62 % des travailleurs s’opposent à la surveillance stricte au travail [Étude 2025]
Une étude récente révèle une forte opposition des salariés aux méthodes de surveillance intensive au travail.
Résultats de l’étude
Le nouveau rapport sur la surveillance au travail, réalisé par Zety, explore les ressentis des salariés face aux méthodes de suivi de productivité intensives, souvent comparées à celles d’Elon Musk. L’enquête, menée auprès de 1 000 salariés, met en lumière une forte opposition aux politiques de contrôle extrême, telles que l’obligation de rendre compte de ses réalisations chaque semaine.
Principales conclusions
• 62 % des employés s’opposent aux politiques de suivi strictes.
• 30 % chercheraient activement un autre emploi si de telles pratiques étaient mises en place, et 9 % envisageraient de démissionner immédiatement.
• 90 % estiment que ces politiques de suivi strictes affectent négativement le lieu de travail, citant une baisse de la satisfaction (22 %), une culture de peur (22 %) et une augmentation du burn-out (18 %).
• 1 salarié sur 5 rejette la surveillance de l’activité sur l’ordinateur professionnel, des courriels et de la navigation en ligne par l’employeur, jugeant celle-ci intrusive.
Réactions des salariés à la politique de « Pulse Check » d’Elon Musk
La récente obligation imposée par Elon Musk aux employés fédéraux américains d’envoyer chaque semaine une liste de cinq réalisations, sous peine de licenciement, a ravivé les débats sur le contrôle en entreprise. Cette politique est largement rejetée :
• 42 % s’y opposent fermement.
• 20 % sont plutôt en désaccord.
• 20 % sont plutôt d’accord.
• 18 % sont tout à fait d’accord.
Si leur propre employeur instaurait une politique similaire :
• 30 % chercheraient activement un autre emploi.
• 30 % l’accepteraient sans l’apprécier.
• 25 % n’y verraient pas d’inconvénient et resteraient.
• 9 % démissionneraient immédiatement.
Comment les employeurs suivent la productivité
Alors que 37 % des employés déclarent que leur entreprise ne suit pas formellement leur productivité, beaucoup mentionnent d’autres formes de contrôle :
• Réunions régulières avec les managers (23 %)
• Rapports d’avancement envoyés par courriels (14 %)
• Logiciels de suivi du temps (14 %)
• Logiciels de surveillance (écran, frappe clavier…) (6 %)
• Outils de gestion de projet comme Asana ou Jira (6 %)
Malgré ces pratiques, 66 % des salariés affirment disposer d’une autonomie totale dans la gestion de leur charge de travail. 25 % disent avoir une certaine liberté, tout en étant régulièrement surveillés. 9 % se sentent étroitement contrôlés et microgérés.
Les effets néfastes des politiques de suivi strictes
Une part importante des salariés ressent la pression de l’obligation de comptes rendus fréquents : 34 % doivent faire un rapport quotidien sur leur travail, et 15 % chaque semaine. Cette surveillance constante a un coût : 90 % des salariés estiment qu’elle nuit à l’environnement de travail et à leur bien-être. Voici les conséquences les plus citées :
• Baisse de la satisfaction professionnelle (22 %)
• Instauration d’une culture de peur (22 %)
• Augmentation du burn-out (18 %)
• Taux de démission plus élevé (15 %)
• Baisse de la productivité (12 %)
Ce que pensent les salariés de la surveillance de leur activité
Alors que les débats sur la surveillance sur les lieux de travail s’intensifient, les salariés ont des avis partagés sur l’étendue de la supervision de la part de leur employeur. Concernant le contrôle de l’activité sur ordinateur, courriels et navigation en ligne :
• 36 % estiment que l’employeur a le droit de surveiller pour s’assurer que les tâches sont bien effectuées.
• 21 % considèrent que cela viole la vie privée et y sont opposés.
• 43 % pensent que cela dépend du secteur et du poste, certains nécessitant plus de contrôle.
Les meilleures méthodes pour évaluer la performance, selon les salariés
Plutôt qu’une surveillance stricte, les employés préfèrent des méthodes d’évaluation des performances plus équilibrées et plus efficaces :
• Feedback régulier et constructif et évaluation des performances (40 %)
• Accent mis sur les résultats et les échéances de projets (37 %)
• Auto-évaluation des employés et fixation d’objectifs (11 %)
• Évaluation collaborative entre collègues (7 %)
• Logiciel de suivi ou de surveillance (4 %)
« Si le suivi des performances au travail est devenu plus courant, notre enquête montre clairement que les employés posent des limites face à une surveillance excessive », déclare Jasmine Escalera, experte carrière chez Zety. « Un contrôle trop poussé et le micro-management peuvent nuire à la culture d’entreprise, accroître le burn-out et, à terme, provoquer des départs. Il est essentiel que les employeurs trouvent un équilibre entre la productivité et le respect de l’autonomie des salariés ».
Pour obtenir des renseignements détaillés sur le rapport concernant la surveillance au travail, consultez l’étude complète sur Zety.
Méthodologie
Les résultats présentés ont été obtenus en interrogeant 1 000 répondants le mardi 28 février 2025 via Pollfish. Les participants ont été interrogés sur leurs expériences en matière de surveillance du lieu de travail et de suivi de la productivité, au travers des questions à choix multiples, des échelles d’évaluation et des réponses oui/non.
À propos de Zety
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