ARLES : 6ème édition d’Agir pour le vivant du 23 au 28 août
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ARLES : 6ème édition d’Agir pour le vivant du 23 au 28 août
La 6ème édition d’Agir pour le vivant se tiendra à Arles du lundi 23 au samedi 28 août 2025.
Depuis 2020, Agir pour le vivant s’impose comme un espace unique de réflexion, de création et d’action au croisement des enjeux écologiques, sociaux, économiques et démocratiques. Chaque année, le festival réunit à Arles une communauté vibrante de penseurs, militants, artistes, scientifiques, acteurs publics et entreprises autour de formats variés : débats, assemblées populaires, performances, ateliers participatifs, propositions artistiques et résidences de travail, co-construites avec des partenaires et organisations, publics et privés.

Un festival international et pluriel
Si Arles reste son ancrage estival, Agir pour le vivant étend désormais ses résonances à l’échelle nationale et internationale, tissant des liens entre l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique du Sud et l’Asie de l’Est. Cette dynamique vise à nourrir un dialogue global, pluriel et décentré sur les grands défis de notre temps, et à réinventer collectivement les récits de l’écologie politique.
Pour cette édition, le Brésil est mis en lumière à travers une programmation construite par un commissariat collectif composé de Autres Brésils, Véronique Mortaigne, Bintou Semporé, Isadora Dartial et Jeanne Lacaille : projections de films, échanges publics, concerts, présence d’une dizaine d’artistes et intellectuels brésiliens, temps de réflexion collectifs et ateliers.

Une programmation riche et variée
À l’exception des résidences de travail, tous les événements sont ouverts au public. Certaines propositions sont en accès libre, d’autres sur billetterie. Les informations détaillées sur les tarifs et la billetterie seront communiquées à la mi-juillet.
Du lundi 23 au samedi 28 août, six jours de rencontres rythment le festival, chacun s’articule autour d’un fil rouge, déployé à travers des conférences, des assemblées collectives, des ateliers pratiques, des projections, des performances et des concerts. Nouvelle dimension forte de cette édition, les formats ne se limitent plus aux discussions : chaque journée propose une programmation d’ateliers en petits groupes, pour passer de la pensée à l’action, de la réflexion à la mise en pratique. Arpentage, création de journaux collectifs, écriture, éducation populaire autour du droit, de la démocratie alimentaire, de l’énergie ou encore des infrastructures numériques : autant de temps conçus pour s’outiller concrètement, faire collectif, et expérimenter d’autres façons de s’organiser.
Dans un moment où le sentiment d’impuissance politique grandit, Agir pour le vivant souhaite plus que jamais être un espace intégral — de la pensée à l’action — où l’on vient nourrir ses réflexions, mais aussi construire des alternatives concrètes. Une manière de reprendre prise et de redonner corps à l’engagement.
Thématiques abordées
• Utopies radicales, pour affirmer la puissance de la fiction et de la création dans la libération des imaginaires et des luttes politiques
• Écologie queer, afin d’explorer les convergences fécondes entre luttes LGBTQIA+ et enjeux environnementaux
• Pour un front écologique populaire et démocratique, dans un contexte de montée des dérives autoritaires, il s’agit de repenser les solidarités entre combats sociaux et écologiques
• Homo logisticus, pour interroger nos dépendances techno-énergétiques et imaginer des alternatives radicales à l’organisation des flux
• Démocratie planétaire, enfin, invite à inscrire les transitions dans une perspective de justice globale et de solidarité Nord-Sud
L’Université du vivant
Le festival accueille également la troisième promotion de l’Université du vivant, une initiative destinée à intégrer les voix de la jeunesse dans l’élaboration des futurs écologiques. Les participants sont invités à expérimenter des formes concrètes d’alternatives à travers des ateliers autour de la souveraineté alimentaire, du soin de la terre, de la réorganisation du travail, des savoirs partagés et des mémoires territoriales.
L’appel à candidatures pour cette nouvelle promotion est ouvert aux 18-25 ans depuis le mardi 3 juin. Cette semaine immersive, entièrement gratuite (hébergement et repas pris en charge), se déroulera pendant le festival. L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au vendredi 6 juillet.
Des résidences de recherche-action
Depuis ses débuts, Agir pour le vivant se déploie aussi comme un laboratoire prospectif accueillant chaque année une dizaine de résidences thématiques qui prolongent le travail amorcé sur le terrain, à Arles et ailleurs. Plus de 450 résidents participent déjà à ces chantiers depuis 2020.
Pour 2025, les résidences accueillent notamment :
• Territoires vivants, en partenariat avec Comfama, Vision Suroeste, La Transicionada, sous la coordination de Raphaël Mathevet et François Bousquet
• Pour des territoires de pleine santé, à l’initiative de la Banque des territoires
• Genre et territoire, avec Mamacita, coordonné par Sarah Corne
• Faire école depuis les milieux vivants, porté par Gilles Clément, Dominique Genty, David Gé Bartoli, Nicole Pignier et Thierry Thévenin
• La robustesse des entreprises et des organisations, coordonné par Olivier Hamant
• L’agir citoyen, à l’initiative d’Harmonie Mutuelle
• Droits de la nature et politiques publiques, avec Marine Calmet
• Eau et territoire, en partenariat avec L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse
• Après le développement, avec l’Agence Française de Développement
• Sciences et vivant face aux crises écologiques et sociales, avec Matteo Barsuglia et le CNRS
• Favoriser la cohésion sociale par et pour le vivant, à l’initiative de l’Office française de la biodiversité
Une programmation foisonnante et interdisciplinaire
Plus de 200 intervenants sont attendus pour cette édition. Parmi les premiers noms confirmés :
• Françoise Vergès, politologue et historienne, déclare : « Il est crucial de repenser nos modes de vie pour un avenir durable. »
• Eliane Brum, journaliste, écrivaine et documentariste brésilienne, affirme : « L’Amazonie est un trésor à préserver pour les générations futures. »
• Alain Damasio, écrivain de science-fiction et de fantasy, auteur des Furtifs et de La Horde du Contrevent, explore dans ses œuvres des futurs politiques et des formes de résistance collective. Il est aussi cofondateur de l’écolieu expérimental « L’École des vivants » dans les Alpes-de-Haute-Provence.
• Emma Bigé, philosophe, traductrice et curatrice, travaille sur la danse contemporaine, les épistémologies féministes et queer, et les écologies du sensible.
• Ibã Huni Kuin, maître chanteur (Txana) du peuple Huni Kuin en Amazonie brésilienne, est un acteur central de la transmission des savoirs rituels et artistiques à travers le MAHKU (Mouvement artistique Huni Kuin).
• Jérôme Bel, chorégraphe majeur de la scène contemporaine, interroge les conventions de la danse à travers des pièces conceptuelles jouées dans le monde entier.
• Estelle Zhong Mengual, historienne de l’art et enseignante au Master SPEAP, interroge les liens entre pratiques artistiques, écologie et démocratie sensible.
• Omar Alsoumi, fondateur du Collectif Urgence Palestine, paysan et militant de longue date.
• Monique Pinçon-Charlot, sociologue française et ancienne directrice de recherche au CNRS, est une spécialiste reconnue de la grande bourgeoisie. Aux côtés de Michel Pinçon, elle a publié des enquêtes majeures sur les élites économiques, les stratégies de domination sociale et les inégalités, telles que Les Ghettos du gotha, La violence des riches ou encore Le Président des riches. Son travail éclaire les mécanismes invisibles de la reproduction des privilèges dans la société française.
Une ouverture forte, une clôture festive
La soirée d’ouverture donne le ton avec “Bande son pour un coup d’État”, une lecture-concert-projection entre manifeste poétique et cri de résistance. La semaine se clôture par une nuit brésilienne festive à La Croisière, dans le cadre de la saison France-Brésil, avec une proposition musicale d’Isadora Dartial, accompagnée de Félix Robatto et DJ Nat Esquema.
Une place centrale pour l’édition indépendante
Nouveauté cette année : un espace presse et édition indépendante s’installe au cœur du festival, place Nina Berberova. Il met en valeur le rôle crucial des médias libres et de l’édition engagée dans la construction de nos autonomies critiques. En plus des expositions et de la vente d’ouvrages, l’espace accueille des plateaux médias, des débats, des assemblées et des ateliers pratiques autour de l’écriture, de l’impression militante ou de la diffusion d’idées.
Un festival qui investit Arles
Les différents événements prennent place dans une dizaine de lieux emblématiques d’Arles : la Chapelle du Méjan pour les débats, la Place Voltaire pour les assemblées collectives, La Croisière pour les soirées festives, l’École nationale de la photographie pour les résidences mais aussi la verrerie, le quartier de Griffeuille ou encore l’espace Van Gogh pour l’Université du vivant.
