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PARIS : L’IA en entreprise, le vrai bilan post-VivaTech

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PARIS : L’IA en entreprise, le vrai bilan post-VivaTech

L’intelligence artificielle en entreprise : un bilan post-VivaTech révélateur.

Les récentes études réalisées par l’APEC et l’IPSOS dressent un constat clair : l’enthousiasme des actifs pour l’IA est indéniable, avec 60% d’entre eux souhaitant se former à cette technologie. Cependant, des freins subsistent, notamment en raison du manque d’accompagnement des entreprises.

Un enthousiasme certain, mais des freins persistants

L’étude menée par IPSOS pour Jedha, une école de référence dans les métiers de l’IA, révèle que 60% des actifs français souhaitent se former à l’IA. Cette envie est particulièrement marquée chez les travailleurs sur ordinateur (74%) et les cadres supérieurs (78%). Cependant, 28% des actifs se sentent dépassés par les transformations liées à l’IA, un ressenti plus fréquent chez les salariés plus âgés et les employés.

Le Shadow AI : une réalité préoccupante

L’étude met également en lumière le phénomène du Shadow AI. Seuls 25% des actifs ont reçu une formation à l’IA, et 30% affirment que leur entreprise leur laisse la liberté d’utiliser les outils de leur choix. Plus inquiétant encore, 28%utilisent leurs propres outils sans nécessairement en informer leur entreprise. Antoine Krajnc, CEO de Jedha, déclare : « Nous sommes face à un paradoxe : les entreprises intègrent l’IA à leurs outils, mais laissent leurs collaborateurs se débrouiller seuls. L’enjeu pour les organisations est double : non seulement intégrer l’IA dans leurs processus, mais aussi et surtout, former et préparer leurs équipes à ces nouvelles technologies pour en tirer pleinement parti tout en apaisant les craintes ».

Une demande de formation urgente

La majorité des actifs (81%) sont convaincus qu’il est possible d’apprendre à mieux utiliser l’IA, une conviction d’autant plus forte chez les cadres supérieurs (87%). 67% des actifs pensent qu’il est urgent que les entreprises forment leurs salariés aux enjeux de l’IA. Antoine Krajnc, CEO de Jedha, complète : « Cette demande souligne un décalage important entre les besoins perçus par les employés et les actions mises en place par les entreprises ».

Des formats de formation adaptés

La majorité des actifs (43%) préfèrent une formation intégrée au temps de travail, flexible et en ligne. Le format idéal reste court : en moyenne 3h20 par mois. 34% veulent pouvoir avancer à leur rythme. Peu sont prêts à suspendre leur emploi pour se former (27%), sauf chez les 18-34 ans (34%), plus sensibilisés aux métiers émergents de l’IA. Antoine Krajnc, CEO de Jedha, ajoute : « Ce que demandent les salariés, ce sont des formats courts, flexibles, intégrés à leur emploi du temps. La balle est dans le camp des employeurs et des organismes de formation car la motivation est vraiment là ».