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PARIS : Les gauches antisémites, une histoire méconnue

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PARIS : Les gauches antisémites, une histoire méconnue

Il est courant de penser que l’antisémitisme est étranger aux traditions politiques de gauche, mais une exploration de longue durée révèle des distorsions entre les positions exprimées et les principes moraux invoqués.

Les traditions politiques de gauche aiment à rappeler leur enracinement dans l’universalisme des Lumières, l’acte émancipateur de la Révolution française, le combat socialiste égalitaire du long XIXᵉ siècle et la mobilisation dreyfusarde. Cependant, l’obsession « antisioniste » de l’extrême gauche contemporaine appelle à une exploration de longue durée de l’histoire des gauches, où peuvent être repérées nombre de distorsions entre la dure réalité des positions exprimées et les principes moraux invoqués.

Un antisémitisme de gauche

Loin d’un antisémitisme « à gauche » qui serait circonstanciel et marginal, une histoire intégrale des idées révèle la présence d’un « antisémitisme de gauche » mêlant anticapitalisme, athéisme et racialisme dans une synthèse redoutable. Ce courant est présent dans les courants majeurs de la gauche historique, et notamment dans sa composante socialiste révolutionnaire.

La détermination totalitaire

La prise du pouvoir par Hitler en 1933 systématise la dimension racialiste et meurtrière de l’antisémitisme. Cela n’empêche pas la gauche pacifiste et les communistes de collaborer, à partir de juin 1940, de manière ponctuelle ou continue, avec l’Occupant nazi. À peine cinq ans après le génocide des Juifs, l’antisémitisme est réactivé sur ses bases traditionnelles – contre Léon Blum – et selon deux axes inédits : le négationnisme du génocide et un antisémitisme d’État amorcé en 1946 en URSS par Staline, officialisé en 1948 et camouflé sous l’appellation « antisioniste ». Ces deux nouvelles formes de l’antisémitisme survivent à Staline et sont reprises par les mondes communistes et arabo-musulmans, constituant aujourd’hui l’une des pièces majeures démontrant la réalité de « l’islamo-gauchisme ».

Source : Fondapol