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PARIS : IA, décrochage scolaire, alliance éducative, financ…

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PARIS : IA, décrochage scolaire, alliance éducative, financement des associations…

Le monde de l’éducation se transforme rapidement.

Il est des périodes où tout semble s’accélérer. Alors que l’intelligence artificielle interroge profondément l’évolution de l’éducation et bouscule nos repères, les jeunes n’ont jamais eu autant besoin d’être soutenus face au décrochage scolaire, dont les conséquences, selon les derniers rapports, deviennent de plus en plus pénalisantes.

Bonne nouvelle : le nombre de décrocheurs pré-bac a diminué. Mais dans le même temps, le coût du décrochage a, lui, considérablement augmenté. Dans un contexte budgétaire toujours plus contraint, qui fragilise sérieusement le secteur associatif, on ne peut que regretter le manque d’investissement dans la prévention — 600 millions d’euros par an — alors que les actions de remédiation coûtent 26 milliards d’euros chaque année.

Il importe donc que nous, fondations et financeurs, soutenions les initiatives associatives les plus impactantes, capables d’agir à grande échelle, partout en France. Face à ces enjeux cruciaux, l’intelligence artificielle promet de rebattre les cartes, en particulier dans le domaine de l’éducation.

La semaine passée, de grands experts de l’éducation ont débattu des apports et des risques de l’IA. La Fondation y a partagé sa vision et ses convictions :

L’apprentissage ne peut se passer de l’humain : apprendre suppose une relation, une identification à une figure incarnée que l’IA ne peut offrir.
La maîtrise de l’IA devient indispensable : élèves comme enseignants doivent s’approprier ces outils, sous peine d’aggraver les inégalités scolaires.
L’IA doit contribuer à l’accessibilité : intégrée dans les programmes éducatifs associatifs, elle peut permettre de réduire les coûts et ainsi toucher un plus grand nombre d’élèves en difficulté.
Malgré les contraintes économiques, les associations restent mobilisées. Celles que nous accompagnons proposent des programmes d’accrochage scolaire qui ont fait leurs preuves. Certaines innovent déjà pour tirer le meilleur de l’IA dans l’intérêt des jeunes.

Oui, l’éducation évolue rapidement. Les moyens d’action se transforment. Mais tout cela ne sera efficace que si ces outils bénéficient à plus qu’une infime partie des deux millions de jeunes scolarisés en grande difficulté.

Elisabeth Elkrief, directrice générale de la Fondation AlphaOmega.

SOURCE : Fondation AlphaOmega.