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PARIS : Fin de vie, la lettre du CNEF aux parlementaires

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PARIS : Fin de vie, la lettre du CNEF aux parlementaires

Les discussions actuelles sur le projet de loi concernant la fin de vie à l’Assemblée nationale font émerger plusieurs atteintes inacceptables à la dignité humaine.

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a exprimé ses préoccupations face aux discussions actuelles sur le projet de loi concernant la fin de vie à l’Assemblée nationale. Pour manifester leur inquiétude, ils ont envoyé une lettre à chaque parlementaire ce jeudi 22 mai 2025. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de leurs communiqués précédents sur la fin de vie, publiés en 2023 et 2024.

Contenu de la lettre

Dans leur lettre, le CNEF alerte sur les dangers de la légalisation de l’aide active à mourir, incluant le suicide assisté et l’euthanasie. Ils soulignent que cette voie menace la dignité des plus vulnérables. En se basant sur l’observation des législations étrangères, ils constatent que les garde-fous initiaux tombent progressivement, élargissant la cible aux membres vulnérables de la société.

Les risques d’une règlementation dangereuse

Le projet de loi actuellement en débat accentue leurs inquiétudes. Trois éléments sont particulièrement préoccupants : des critères d’éligibilité dangereux, l’absence de collégialité et de traçabilité dans la procédure, et des délais indécents pour les prises de décision. Les critères d’accès, notamment la notion d’affection grave et incurable, élargissent considérablement le vivier des personnes éligibles à l’aide à mourir, incluant potentiellement 13,8 millions de personnes souffrant d’affection de longue durée.

L’absence de garanties procédurales critiques

La procédure définie par le projet de loi ouvre la voie aux abus et dérives. La demande de mort peut être adressée oralement sans témoin ni trace écrite. Aucun examen psychiatrique préalable n’est requis, et l’avis d’un second médecin est simplement consultatif. Cette légèreté est incompréhensible face à l’irréversibilité d’un tel choix.

Des délais indécents pour une décision irréversible

Le délai proposé pour répondre à la demande de mort est de 15 jours maximum pour la décision médicale et 48 heures pour la réitération. Ce délai est jugé invraisemblable, surtout lorsque l’on sait que la demande de mort est fluctuante et recule significativement dans les unités de soin palliatif lorsque les patients sont entourés d’une humanité soignante et aimante.

Pour une société humaine

Le CNEF appelle à une législation protectrice qui assure que la dignité de chaque être humain, même le plus vulnérable, est préservée jusqu’à la fin de vie. Ils encouragent le renforcement des soins palliatifs et demandent instamment d’agir pour une société humaine qui soigne, accompagne, protège et honore la vie.

« Nous croyons que la dignité d’une société devrait se mesurer à sa capacité à protéger et entourer les plus faibles plutôt qu’à précipiter leur disparition », affirme le pasteur Erwan Cloarec, président du CNEF.

À propos du CNEF

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) représente plus de 70% des Églises protestantes évangéliques de France, avec 34 unions d’Églises et 180 associations membres. Leur mission est d’exprimer et d’approfondir leur unité en Jésus-Christ, de rendre visible le protestantisme évangélique dans la société française et de promouvoir le témoignage de l’Évangile en paroles et en actes.

Pour plus d’informations : Communiqué de 2023, Communiqué de 2024.

Source : Conseil national des évangéliques de France