PARIS : Le Diplomate, le nouveau refuge des épicuriens
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PARIS : Le Diplomate, le nouveau refuge des épicuriens
Le Diplomate, un refuge parisien pour les épicuriens.
Situé à deux pas de l’Étoile, du Parc Monceau et de la Place des Ternes, dans le 17e arrondissement, Le Diplomate s’impose comme une valeur sûre. À mi-chemin entre bistrot contemporain, repaire de quartier et table exigeante, ce restaurant porté par Sébastien Porte incarne une certaine idée de l’hospitalité à la française.
Une adresse chaleureuse et familiale
Sébastien Porte, restaurateur de la quatrième génération, veille à chaque détail. « Le Diplomate, c’est un restaurant où l’on se sent bien, que ce soit pour un déjeuner d’affaires, un dîner entre amis ou un moment en famille ».
Repris en 2019, cet ancien tabac a été repensé pendant la crise sanitaire pour offrir un nouveau cadre, en écho avec sa cuisine. La décoration, signée Emma Roux et Christopher Matignon, évoque un train de luxe à la française : banquettes en cuir, bois verni couleur tabac, tons bleu, vert et laiton, rideaux en velours et ventilateurs en cannage. Mention spéciale aux mosaïques sur mesure créées par l’artisane Isabelle Bacinello, qui habillent les murs avec raffinement.
Le restaurant compte 84 couverts en intérieur et 47 en terrasse à la belle saison, et fonctionne toute la journée en service continu, avec deux brigades qui se relaient. Le Diplomate est ouvert du lundi au vendredi, le restaurant étant fermé le week-end.
Une cuisine pleine de caractère
Sébastien Porte est accompagné d’Yves Sené et Maxime Michelet en salle. Florian Breurec dirige les cuisines après avoir œuvré dans celles du célèbre Orient-Express auprès de son oncle qui en était le chef. Ce groupe de passionnés impulse une cuisine traditionnelle vivante, nourrie d’audacieuses touches asiatiques et italiennes, toujours bien balancées entre tradition et envie. Exemple du jour : gnocchis de pomme de terre, légumes de printemps, émulsion pecorino. Ici, pas d’interdit, ni de chichis.
Parmi les incontournables de la carte, le chou farci de Marinette, la mère de Sébastien. « À 13 ans, j’ai demandé de goûter un chou farci. Ma mère l’a réinterprété comme elle le sentait, sans suivre les codes traditionnels : des feuilles de chou blanchies, des rondelles de carottes, une farce légère composée de chair à saucisse, veau et poulet, le tout dressé en terrine. Ce plat cuit comme un gâteau, qui est ensuite démoulé, taillé en tranche et poêlé au beurre avec gourmandise », raconte Sébastien Porte. Et depuis l’ouverture, ce plat canaille n’a plus jamais quitté la carte.
Le menu évolue régulièrement, avec 2 à 3 plats du jour, quelques propositions végétariennes ainsi que des poissons et viandes bien sourcés. Parmi les coups de cœur, une tranche de boudin noir de Christian Parra servie snackée sur une Tatin d’oignons grelots, un osso buco d’anthologie (il se murmurerait que c’est le meilleur de Paris…), ou encore un tronçon de turbot rôti, beurre blanc au sureau, servi avec une pomme Duchesse.
Sans oublier les grands classiques comme le smash burger ou encore des pièces généreuses à partager telles que la côte de bœuf maturée des Boucheries Nivernaises et l’épaule de cochon de lait confite. Mention spéciale aux sauces maison jus à l’ail noir, morilles ou poivre subliment les viandes. Pour les garnitures, difficile de choisir entre le gratin dauphinois ou l’aligot, un clin d’œil aux racines auvergnates du propriétaire.
Les desserts maison sont eux aussi dans le ton : le cheesecake mangue-passion déplace les foules, tout autant que le chou craquelin fève de tonka-chocolat blanc, arrosé de chocolat chaud à la minute. Impossible de ne pas citer les grands classiques bien troussés : le nougat glacé, le Paris-Brest, ou encore la crème renversée du Diplomate, qui était déjà à la carte de ce restaurant avant que Sébastien Porte ne le reprenne.
Une carte des vins sans dogme, mais avec une vraie personnalité
Côté cave, Yves Sené et le sommelier Julien Minighetti composent une sélection libre et bien sentie : pas de Bordeaux, mais des vins de vignerons, parfois nature ou en biodynamie, toujours choisis pour leur justesse. Le Languedoc de Philippe Chesnelong, avec ses cuvées Les Creisses et Les Brunes, ainsi que le Beaujolais blanc de Kevin Descombes sont devenus culte pour les amateurs. À noter que la carte des vins change presque tous les mois.
Des plats sur-mesure
Autre singularité du Diplomate : la possibilité de commander 48 heures à l’avance certaines pièces d’exception qui seront préparées à la demande pour les clients. Épaule d’agneau de lait confite toute la journée, carré de cochon ibérique d’une tendreté incroyable, sole meunière de 500 grammes, voire plus, ou encore Mont d’Or rôti au four, ces options sur-mesure ont déjà conquis les habitués.
Le Diplomate, c’est une adresse de confiance, portée par une équipe sincère, jeune, engagée, où le goût a toujours le dernier mot. Le genre de lieu qu’on adopte sans le dire trop fort, pour être sûr d’y trouver encore une table.
Informations pratiques
110 boulevard de Courcelles, 75017 Paris / 01 42 27 86 31
Ouverture du lundi au vendredi, service continu de 7h à 23h


