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PARIS : 74 % des médecins favorables à l’aide active à mour…

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PARIS : 74 % des médecins favorables à l’aide active à mourir

Un sondage révèle un soutien massif des médecins français à l’aide active à mourir.

Un récent sondage Ifop, commandé par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), montre que 74 % des médecins en France soutiennent la légalisation de l’aide active à mourir. Cette enquête, réalisée en avril 2025, met en lumière une adhésion significative des professionnels de santé à cette question sensible, souvent au cœur des débats éthiques et politiques.

Une évolution des mentalités

Depuis des années, les opposants à l’aide active à mourir ont souvent argué que les médecins seraient réticents à accompagner leurs patients jusqu’à ce qu’ils qualifient de « soin ultime ». Pourtant, les résultats du sondage viennent contredire cette idée reçue. 77 % des médecins interrogés ont déjà été confrontés à des demandes d’aide active à mourir, que ce soit en France ou à l’étranger. Cette réalité montre que la question est bien présente dans leur pratique quotidienne.

Compatibilité avec les soins palliatifs

L’un des points les plus marquants du sondage est la perception des médecins concernant la compatibilité entre l’aide active à mourir et les soins palliatifs. 71 % des professionnels estiment que ces deux approches peuvent coexister. De plus, 70 % considèrent que l’aide active à mourir est un soin de fin de vie, au même titre que la sédation profonde et continue.

Un soutien personnel et professionnel

Les chiffres révèlent également un engagement personnel des médecins. 68 % se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie pour des patients en fin de vie qui en font la demande de manière réitérée. Par ailleurs, 60 % soutiennent la légalisation du suicide assisté dans les mêmes conditions.

Prêts à accompagner les patients

Sur le plan pratique, 73 % des médecins seraient disposés à accompagner un patient en fin de vie dans ses démarches pour bénéficier d’une aide active à mourir, sans avoir un rôle actif. En revanche, 58 % accepteraient d’avoir un rôle actif dans ce processus, en participant directement à l’aide active à mourir.

Une loi attendue

Ces résultats interviennent alors que la France s’apprête à voter une loi sur la fin de vie à la fin du mois de mai. Les médecins français semblent prêts à mettre en œuvre cette future législation, à l’image de leurs collègues néerlandais, belges, espagnols ou portugais, où des lois similaires sont déjà en vigueur.

Pour plus d’informations :
https://www.admd.net