Passer au contenu principal

PARIS : Pouvoir d’achat des familles en berne, les revendic…

Partager :

PARIS : Pouvoir d’achat des familles en berne, les revendications de Familles de France

Familles de France appelle à une politique familiale ambitieuse.

Alors que la natalité décline et que les appels à encourager les naissances se multiplient, les familles françaises sont confrontées à une réalité difficile : un pouvoir d’achat en baisse, des choix limités et un sentiment d’abandon croissant.

Un pouvoir d’achat en recul

Selon le Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge (HCFEA), entre avril 2021 et mars 2025, les prestations familiales ont augmenté bien moins rapidement que les prix à la consommation. Cette situation a entraîné une perte cumulée de pouvoir d’achat pour les familles. Par exemple, un couple avec trois enfants et de faibles revenus a perdu environ 660 euros de prestations en quatre ans. Au total, ce sont plus de 3 milliards d’euros de prestations familiales qui auraient dû être versées si l’indexation avait suivi l’inflation.

Des conséquences concrètes sur la vie des familles

Partout en France, les témoignages se multiplient :

– Renoncements à des activités extrascolaires ou culturelles,
– Temps partiels subis faute de solutions de garde accessibles,
– Projets de deuxième ou troisième enfant repoussés,
– Sentiment d’isolement et de fatigue parentale croissante.

Cette situation ne touche pas uniquement les grandes métropoles : dans le Sud comme ailleurs, les familles de classes moyennes sont également à bout.

Les revendications de Familles de France

La Fédération Familles de France appelle à une politique familiale ambitieuse et juste, fondée sur une vision de long terme.

Parmi ses revendications figurent :

– Une revalorisation exceptionnelle des prestations familiales pour compenser les pertes liées à l’inflation passée,
– Une indexation automatique des prestations sur l’inflation dès que celle-ci dépasse 2 %, comme le recommande le HCFEA,
– L’attribution de l’allocation familiale dès le premier enfant, pour répondre à la réalité des besoins actuels des familles,
– La défense de l’universalité des prestations familiales, pilier indispensable d’une solidarité équilibrée entre les familles et la collectivité,
– Une cohabitation harmonieuse des solidarités horizontales (entre familles) et verticales (État → familles), fondement d’un contrat social solide.

Soutenir les parents, c’est investir dans l’avenir

Refuser ce soutien, c’est prendre le risque d’un décrochage durable, tant pour les familles que pour les enfants. Le Pôle Éducation de la Fédération rappelle que le bien-être éducatif et émotionnel des enfants passe aussi par des parents accompagnés, valorisés et entendus. La parentalité ne doit pas devenir un luxe réservé à quelques-uns.