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TOULON : La proportionnelle, c’est le retour à la 4èm…

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TOULON : La proportionnelle, c’est le retour à la 4ème République !

Le Premier ministre François Bayrou est un fervent défenseur de l’instauration du scrutin proportionnel aux élections législatives.

Depuis sa nomination à Matignon, ce sujet est revenu au premier plan. Un débat attendu va s’ouvrir, une loi suffit pour l’organisation de ce mode de scrutin.

Face au Sénat, il a loué le pluralisme auquel ce mode de scrutin, comme une garantie pour tous les citoyens, d’être représentés à mesure de leur engagement et de leur vote.

François Bayrou plaide pour le scrutin de 1986 alors que depuis l’établissement de la 5ème République, à l’exception des législatives de cette année-là, les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Le Premier ministre a commencé, le 30 avril, sa consultation des Partis et groupes politiques du Parlement pour discuter de l’instauration de la proportionnelle aux élections législatives. Il a reçu les représentants du RN, Marine Le Pen, présidente des députés RN, premier groupe numérique à l’Assemblée nationale et Jordan Bardella, président du RN.

Marine Le Pen a affirmé : « « La proportionnelle intégrale par département, comme en 1986, nous apparaît être un moindre mal par rapport à un système majoritaire qui aujourd’hui ne permet pas que chaque voix des Français soit entendue ». Elle semble disposée à abandonner sa prime d’une prime majoritaire.

En s’entretenant avec le Rassemblement National, François Bayrou souhaite faire baisser la dissension avec l’extrême droite, qui fait planer la menace d’une motion de censure contre son gouvernement.

Le MoDem, les partis du Nouveau Front populaire (NFP) et le RN soutiennent cette réforme tandis que le Parti socialiste espère échapper à sa coalition forcée avec LFI grâce à ce mode de scrutin. Les autres fidèles de Macron restent divisés sur le sujet.

Les Républicains et Horizons s’opposent au scrutin proportionnel en raison de leur attachement à l’héritage gaulliste de la 5ème République. Les modalités de la proportionnelle sont multiples et restent à préciser. Faute de majorité parlementaire, Macron pourrait proposer un référendum sur ce sujet en 2025.

Pour François-Xavier Bellamy : « Les députés de notre famille politique à l’Assemblée nationale, qui ont été élus au scrutin majoritaire, malgré la crise politique, ont gagné leur élection parce qu’ils avaient le crédit des Français qui les ont élus. C’est la forme démocratique qui me paraît être juste ».

L’ensemble des partis de droite interrogé est contre l’instauration du scrutin proportionnel. LR et l’UDR d’Éric Ciotti y sont totalement défavorables. Ils estiment qu’il éloigne les citoyens de leurs représentants nationaux. Ils pensent que les résultats d’un tel scrutin sont incertains et ne donneraient pas de majorité à un parti ou une coalition. L’expérience de la proportionnelle intégrale en 1986 avait conduit à la défaite du PS et à la victoire du RPR. Les experts concluent que la proportionnelle n’offre pas de réponse à la dispersion politique actuelle. Il s’agit, pour certains, de détruire l’esprit de la 5ème République pour un retour à la 4ème.

En réalité, le scrutin majoritaire uninominal reste la meilleure solution pour la France.

Bernard BERTUCCO VAN DAMME (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).