Passer au contenu principal

PARIS : Contre les déserts médicaux, recruter plus d’étudia…

Partager :

PARIS : Contre les déserts médicaux, recruter plus d’étudiants

Présentation par le Premier ministre du plan d’action pour renforcer l’accès aux soins des Français.

Chacun peut le voir, la France est confrontée à la difficulté de répondre aux besoins en professionnels de santé, en particulier dans les territoires éloignés des grandes villes. Les « zones blanches » en matière de soins, les « déserts médicaux », sont une réalité vécue par un nombre croissant de nos concitoyens. Cette situation est le résultat d’un ensemble d’évolutions démographiques et, mais aussi de difficultés pour mettre notre système de formation en adéquation avec les besoins, présents et à venir. L’enjeu est double : former suffisamment, et former de manière à couvrir tout le territoire et tout le spectre des besoins de santé. Attirer et maintenir les professionnels de santé dans les zones moins bien pourvues est un défi complexe. L’organisation de la formation constitue une partie incontournable de la réponse.

En effet, les études de santé n’échappent pas au déterminisme social et géographique, qui paraît même encore plus important pour les études de médecine. Ce sont bien les étudiants issus de territoires ruraux qui sont les plus susceptibles d’exercer en soins primaires dans leur territoire d’origine. De manière plus générale, les professionnels de santé ont tendance à s’installer dans la zone géographique dans laquelle a eu lieu leur formation.

Face à ce constat, je suis résolument engagé avec mes collègues pour recruter plus d’étudiants issus des territoires éloignés des centres urbains. Cela passera par une simplification des modalités d’accès aux études de santé, par la multiplication des stages en soins primaires et en zone rurale pour pratiquer une médecine de proximité, qui est d’ailleurs une source de grandes satisfactions personnelles. Pour offrir un accès facilité et équitable aux études de santé depuis tous les territoires, je porte le renforcement du maillage territorial des 1ères années d’accès aux études de santé. Je soutiendrai donc le renforcement des capacités d’encadrement universitaire dans les territoires, mais aussi le développement d’aides logistiques pour favoriser la venue des étudiants dans les territoires : des internats ruraux aux campus santé délocalisés.

A terme, je souhaite que 100 % des étudiants en médecine réalisant au moins un stage en dehors des CHU et en territoire sous-dense au cours de leur formation en 2ème et en 3ème cycle. Nous pouvons relever ensemble ce défi, au service de notre système de santé, de nos étudiants et nos territoires !

Philippe BAPTISTE ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

SOURCE : Pacte de lutte contre les déserts médicaux.