LA FARLEDE : Pierre SAULNIER, un homme passionné de fers à…
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LA FARLEDE : Pierre SAULNIER, un homme passionné de fers à repasser !
Un homme, une passion : une collection unique de plus de 1 000 fers à repasser.
Une vie dédiée aux fers à repasser
Pierre Saulnier, collectionneur passionné, possède une incroyable collection de fers à repasser comptant plus de 1 000 modèles. Cette passion remonte à ses débuts dans les années 1954-1955, où il a fait son apprentissage en Algérie, dans une teinturerie familiale comptant une cinquantaine d’employés. C’est là qu’il a découvert les différentes techniques de nettoyage à sec, de traitement aux solvants et de blanchisserie. De retour en France, il a travaillé dans une grande usine parisienne, où jusqu’à 16 tonnes de linge étaient traitées chaque semaine à l’aide de machines sophistiquées et de divers solvants comme le perchloréthylène, la benzine, le trichloréthylène ou l’essence F.
« Les employés de la teinturerie faisaient le circuit à Paris, en allant chercher le linge sale dans les différents magasins qui leur appartenaient et l’apportaient, ensuite, à l’usine pour que nous le traitions », se souvient Pierre Saulnier.
Professionnel et collectionneur
En 1962, Pierre Saulnier et son épouse ouvrent un pressing à La Valette-du-Var, après avoir géré un établissement au Mourillon, à Toulon. Parallèlement à son activité professionnelle, Pierre a transmis son savoir en tant que professeur à la Chambre des Métiers du Var, formant de nombreux apprentis. Mais au-delà de son métier, c’est sa collection de fers à repasser qui le distingue. Cet engouement trouve ses racines dans l’histoire de ses grands-mères : l’une était repasseuse en Seine-et-Marne, l’autre blanchisseuse et brodeuse. Il a récupéré des fers anciens, témoins d’un savoir-faire d’antan, qui chauffaient sur des cuisinières au bois et au charbon.
« Ma grand-mère maternelle, blanchisseuse et brodeuse, confectionnait des nappes, des pièces pour les futurs mariés. J’ai récupéré les fers qui chauffaient sur la cuisinière au bois et au charbon de ma grand-mère paternelle. Elle avait une grande table à repasser et mettait chauffer ses fers sur la cuisinière et repassait le linge. J’ai récupéré tout le matériel de mes grands-mères et j’ai fait le métier de 15 à 65 ans », raconte Pierre Saulnier avec émotion.
Une collection qui raconte une histoire
Au fil des années, Pierre Saulnier a participé à plus de 250 expositions en France et à l’étranger, présentant sa collection impressionnante. Celle-ci ne se limite pas aux fers à repasser : elle inclut également des agitateurs de lessive, des machines pour amidonner les cols, des poêles de blanchisseuse et même des fers à repasser chinois pour la soie. Chaque pièce raconte une histoire, illustrant l’évolution des techniques et des matériaux au fil du temps.
« Ma première exposition date de 1985 à Toulon. J’ai adhéré à un club de fers à repasser. J’ai plus de mille pièces de toutes les époques, de toutes les nationalités et de différents fabricants (Godin, Camion Frères). Les différents modèles ont suivi l’évolution de la société, la transformation des matières. Suivant le tissu et les époques, le fer était de différentes formes et fabriqué avec différentes matières. Pour les tailleurs militaires, c’étaient les fers à braises par exemple », explique Pierre Saulnier.
Un héritage à transmettre
Aujourd’hui, Pierre Saulnier souhaite céder sa collection, espérant créer un musée dans le Var pour préserver ce patrimoine et le transmettre aux jeunes générations. « C’est un héritage à conserver et à montrer », affirme Pierre Saulnier avec conviction.
Son rêve est de voir sa collection exposée dans une commune, afin que chacun puisse découvrir l’évolution de ce métier fascinant.
Des objets qui témoignent du passé, des passions qui façonnent l’avenir. Et si les fers à repasser, symboles d’un savoir-faire ancestral, devenaient les gardiens d’un patrimoine à transmettre ?
Laurette PARAY – Photo Philippe OLIVIER (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).
