Passer au contenu principal

BEAUNE : L’attrait des consommateurs pour les vins de Bourg…

Partager :

BEAUNE : L’attrait des consommateurs pour les vins de Bourgogne n’est plus à prouver

Après avoir soufflé le chaud, voire le brûlant, Donald Trump a révélé sa copie : ce sont finalement des droits de douanes de 20 % qui s’appliqueront désormais pour les vins européens exportés aux USA.

La filière regrette fortement cette décision qui est un coup dur pour les vins de Bourgogne sur son premier marché à l’export. Elle va impacter fortement les exportateurs, leurs partenaires mais aussi les consommateurs américains. Le sentiment dans le vignoble est toutefois partagé entre sidération et un certain soulagement.

Le couperet est tombé

Dans la mesure où des droits de douane à 200 % avaient été annoncés avec fracas le 13 mars dernier, l’annonce d’hier soir d’appliquer des droits de douane à hauteur de 20 % a été accueillie avec désolation mais aussi un certain soulagement, la filière ayant l’impression d’avoir d’échappé au pire. En effet, si cette nouvelle mesure affectera nos exportations, l’impact sur les vins de Bourgogne pouvant avoisiner les 100 millions d’euros, elle ne provoquera pas un coup d’arrêt brutal comme cela aurait été le cas avec des taxes supérieures…

France : la Bourgogne, un vignoble plein d’attraits

Les achats des consommateurs français ont diminué en 2024 par rapport à 2023 (- 1,5 % en volume selon l’Insee). Les Jeux Olympiques et Paralympiques ont eu un effet positif, mais seulement sur le 3ème trimestre 2024 (+ 0,5 % / 3ème trimestre 2023). Cela n’a pas compensé le niveau de consommation atone des deux premiers trimestres 2024. La reprise économique est donc encore incomplète, alors que l’on note un certain attentisme face aux incertitudes liées au contexte politique français.

L’attrait des consommateurs pour les vins de Bourgogne n’est plus à prouver

Environ 40,5 millions de français (77 % de la population adulte) déclarent avoir consommé au moins une fois du vin tranquille en 2024 (IWSR). Comme les années précédentes, le nombre de consommateurs réguliers recule (- 0,5 million de consommateurs mensuels entre 2019 et 2024) et vieillit, au profit d’une consommation de plus en plus occasionnelle. Les vins effervescents ont gagné des consommateurs en 2024 par rapport aux années pré-Covid. Toutefois, en un an, l’intérêt pour le vin effervescent s’est replié auprès des groupes d’âges intermédiaires, tout en se stabilisant chez les plus jeunes (Gen Z) et les plus âgés (Boomers), pour un recul global de 1,2 million personnes entre 2024 et 2023.

Néanmoins, le nombre de consommateurs mensuels reste stable, à environ 19,5 millions d’individus en 2024. Les vins de Bourgogne ont tous les atouts pour continuer à cultiver leur réussite auprès d’une population consommatrice de vins :

La Bourgogne produit plus de 60 % de vins blancs, alors que la consommation de cette couleur se maintient ces 3 dernières années, tandis que d’autres couleurs ou d’autres produits de substitution décroissent.

Les vins blancs de Bourgogne sont principalement produits à base de Chardonnay, cépage de plus en plus apprécié : 56 % des personnes interrogées déclarent en avoir consommé ces 6 derniers mois, contre 50 % en 2020. C’est le cépage qui recrute le plus de nouveaux consommateurs.

Les achats de vins déclarés auprès des circuits plus traditionnels, où la Bourgogne est très bien implantée, sont stables depuis 2019. Alors que sur la même période (2019 à 2024), les achats dans les autres circuits de distribution, comme la grande distribution, ont reculé. La Bourgogne est toujours dans le top 5 des vignobles français en termes de notoriété et d’achats. Elle se démarque des autres vignobles de vin tranquille français par une progression de déclarations d’achats supérieure à la période pré-Covid (+ 6,3 % en 2024 / 2019). L’envie de vins de Chablis soutient cette croissance, avec des déclarations d’achats qui passent de 18 % en 2019 à 26 % en 2024.