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TOULON : « Les chefs d’entreprise sont les derniers rempart…

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TOULON : « Les chefs d’entreprise sont les derniers remparts »

Dans notre libre de ce dimanche, Stéphane Benhamou, président du Medef Var, président adjoint de l’Union patronale du Var, s’inquiète des effets de la crise sur les entreprises et de l’alourdissement de la fiscalité.

Alors que les conflits s’accumulent dans un monde en profond changement de paradigme, la France balbutie depuis des mois son contexte politique de façon inversement proportionnelle à son besoin de stabilité, plaçant ainsi une épée de Damoclès sur l’économie et les têtes des entrepreneurs. Lesquels sont plus que jamais les garants de la bonne tenue de l’activité, et, en triple corollaire, de l’emploi, de l’économie, des finances.
Nous sommes en définitive les derniers remparts avant que tout ne s’écroule, et l’âme chevaleresque des conquérants n’est pas la moindre de nos alliées dans les défis à relever.

Baisse des carnets de commandes, réduction des investissements dans les collectivités, retards de paiement, trésoreries en souffrance, nouvelles ponctions sur les entreprises afin de boucler le budget, en l’occurrence 13 milliards d’euros de plus de pression fiscale et 2 milliards d’euros supplémentaires de pression sociale…, la coupe est pleine. Pire encore, elle déborde d’injustice doublée d’incohérence puisque l’impact se situe majoritairement sur les fonctions de production, accroissant le décalage avec nos voisins européens.
Résultat provisoire, la nouvelle projection de croissance du PIB en 2025 tombe à 0,7% contre 0,9% envisagé. Attention aux conséquences sur la réduction du déficit budgétaire. Cette année (5,4% prévus) et les suivantes (3% à l’horizon 2029) sont essentielles pour garder la confiance des marchés financiers, alors que le risque de déclassement est réel, avec ses conséquences économico-sociales. L’équilibre du ratio dette publique sur PIB permettrait de retrouver un peu de souveraineté, considérant que depuis plus de 50 ans (choc pétrolier de 1974) plus aucun budget n’a été voté à l’équilibre en France…

Pendant ce temps-là, les entreprises créent encore et toujours des emplois, de la richesse, de l’attractivité dans les territoires, défendent l’intérêt général, font preuve d’initiative, innovent, ont plus que jamais besoin de solidarité entre dirigeants et de visions communes pour les défendre, incarnées par les organisations patronales. Ne les « transformons pas en sources d’économies faciles, nous en payerions inéluctablement la facture », mettait justement en garde dernièrement Patrick Martin, président du Medef.

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SOURCE : UNION – La lettre patronale d’information(s).