SAINT LAURENT DU VAR : Station d’épuration, la Métropole à…
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SAINT LAURENT DU VAR : Station d’épuration, la Métropole à l’origine d’un signalement au titre de l’article 40 du Code de la procédure pénale
Dans son édition du 2 avril 2025, Nice-Matin a publié un article consacré à l’exploitation et à la gestion de la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var.
À la suite de la décision de la préfecture des Alpes-Maritimes de rendre public le signalement effectué par la Métropole Nice Côte d’Azur, la Métropole souhaite préciser publiquement les éléments ayant motivé ce signalement, transmis en décembre 2024 par sa régie métropolitaine au Procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Grasse, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale.
Les faits mettant en cause l’entreprise SEREX, prestataire en charge de l’exploitation de la station d’épuration depuis plus de 15 ans, sont graves :
- Depuis l’été 2024, à chaque signalement d’une mauvaise qualité des eaux de baignade par l’ARS, les résultats des prélèvements fournis par la société SEREX démontraient factuellement que les rejets des eaux usées traitées étaient conformes à la réglementation et qu’ils ne pouvaient donc pas être à l’origine des pollutions observées.
- Compte tenu de son engagement quant à la préservation des milieux et à la qualité des eaux, la Métropole Nice Côte d’Azur a pris l’initiative de mener des investigations afin d’identifier l’origine des pollutions constatées. Plusieurs campagnes d’analyses ont ainsi été lancées depuis l’été 2024. Jusqu’à décembre 2024, les analyses sur les eaux traitées en sortie de station ont toujours été conformes autant d’un point vue chimique que bactériologique. Ces conformités ont été constatées aussi bien par les services de l’Etat que par le SMIAGE en charge du contrôle de l’autosurveillance. La dernière, réalisée en décembre 2024 a révélé que les résultats de l’autosurveillance de l’exploitant étaient en totale contradiction avec la réalité de la qualité des eaux rejetées par la STEP dans le milieu.
- Alerté immédiatement, l’exploitant a alors invoqué une défaillance récente de certains équipements pour expliquer la dégradation non détectée de cette pollution lors des prélèvements internes.
- Les investigations menées par la régie métropolitaine remettent en cause les justifications fournies par SEREX. Elles permettent, entre autres, de mettre en évidence un positionnement non conforme du point de contrôle des rejets en sortie de station dissimulant un by-pass d’eaux non traitées par SEREX.
- La Métropole Nice Côte d’Azur a alors immédiatement mis en demeure SEREX de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à cette situation en demandant l’arrêt immédiat de ce by-pass non autorisé. Elle a diligenté un audit interne tout en procédant au signalement de ces manquements au Procureur de la République.
- L’arrêt de ce rejet d’eaux usées non-autorisé a subitement mis en évidence l’incapacité des membranes à traiter l’intégralité des eaux usées, alors qu’elles le faisaient jusqu’à présent selon les déclarations de SEREX. Cette surprenante défaillance des membranes conforte la suspicion d’un by-pass d’eaux usées non traitées par SEREX au moins depuis juillet 2024. Les données d’autosurveillance erronées fournies volontairement ou par incompétence par SEREX ont trompé les services de l’Etat et la Métropole.
La mise en cause dans Nice Matin de la régie métropolitaine par SEREX sur le renouvellement des membranes ne vise qu’à détourner l’attention de ses errements dans l’exploitation de la station. En effet, cette pollution par SEREX du milieu naturel, qui plus est dans une zone classée Natura 2000, est pénalement répréhensible. L’enquête statuera sur le caractère intentionnel de ces faits.
A ce jour, la Métropole a engagé le renouvellement des membranes qui s’achèvera fin avril 2025. Le contrat de SEREX prenant fin au 15 avril 2025, la Métropole a confié la reprise du contrat d’exploitation à SUEZ à partir du 16 avril 2025 dans le cadre du marché Haliotis 2 attribué dans le respect des dispositions du code des marchés publics.
En lien avec la commune de Saint-Laurent-du-Var, la Métropole Nice Côte d’Azur met tout en œuvre avec le futur exploitant pour régulariser la situation, notamment à l’approche de la saison estivale.


