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PARIS : Enlisement du mouvement baissier des marchés européens, Beneteau lâche prise
Les marchés boursiers poursuivent leur course vers la baisse, noyés dans les intrigues de la guerre commerciale.
Le constructeur de paquebots Beneteau (CHBE.PA) affiche la contre-performance la plus importante de l’indice SBF120, il anticipe une baisse de son chiffre d’affaires cette année et ne vise désormais une reprise que pour le prochain exercice de 2026.
Beneteau a réalisé la plus forte baisse de l’indice français SBF120, soit une contre-performance de -9,68 %. L’entreprise révèle que cette baisse d’activité est due à la chute des ventes dans la section Voile et à la diminution des inventaires des concessionnaires. Le constructeur de bateaux prévoit d’ores et déjà une nouvelle baisse de la demande de l’ordre de 5 à 10 % en 2025, et par ricochet de ses ventes.
Cette situation est embarrassante pour les nouveaux investisseurs qui recherchent de meilleures opportunités. Si vous désirez investir par l’intermédiaire d’un courtier en bourse, ce n’est pas le bon moment pour choisir l’entreprise Beneteau. Vous pouvez opter pour d’autres marchés financiers.
De plus, le constructeur doit poursuivre avec la phase de déstockage dans les réseaux de distribution pour un montant évalué à plus de 50 millions d’euros et essentiellement consacrée sur les trois premiers mois de l’année. On se souvient que le chiffre d’affaires de l’entreprise a accusé un recul net l’an passé de l’ordre de -29,4 %. Une contre-performance qui ne lui aura permis que d’engranger 1,03 milliard d’euros. Pour 2025, le groupe prévoit de réaliser un chiffre d’affaires compris entre 900 millions € et 1 milliard € à cause du déstockage qui se poursuit en ce début d’année.
Actuellement, Beneteau n’envisage une relance possible de ses activités et de la courbe de croissance que pour l’exercice 2026. Il estime qu’en deux ans jusqu’à 2028, il pourra atteindre les 1,5 milliard d’euros comme chiffre d’affaires. Le groupe propose aux investisseurs pour les encourager un dividende courant de 0,22 € et un dividende exceptionnel de 1,21 € par action (finalisé en novembre 2024).
La crise commerciale touche de nombreux autres entreprises en Europe et la situation devrait davantage devenir chaotique avec l’entrée en vigueur des droits de douanes réciproques institués par Donald Trump d’ici au 2 avril 2025. Déjà, la société allemande Salzgitter a chuté à la bourse de Francfort à -0,38 % après avoir présenté des résultats décevants sur l’exercice de l’année écoulée. Ses prévisions de relance économiques ne se sont pas réalisées comme souhaitées. Cette contre-performance est due aux coûts énergétiques et aux importations élevées. Des variantes qui ont joué sur les activités su groupe liées à l’acier, c’est du moins ce qu’explique la classe dirigeante de l’entreprise.
Mais tout n’est pas noir sur les marchés boursiers européens. Le laboratoire vétérinaire Vetoquinol affiche la hausse la plus forte du marché SRD. De fait, l’entreprise a présenté des résultats moins décevants que prévus sur l’exercice 2024. Son résultat net a notamment progressé de 5,6 % à 59 millions d’euros. On déplore cependant le recul de son Excédent Brut d’Exploitation annuel de 7,7 % et la baisse de son chiffre d’affaires de 1,9 %.
Le mois de mars 2025 marque le 3ᵉ mois consécutif où le climat des affaires commence à sortir la tête de l’eau en France, affirme l’Insee. Le climat des affaires s’améliore notamment dans le commerce de gros et de détail. Mais il continue à amorcer sa courbe baissière dans le secteur industriel et à demeurer stable dans les secteurs du bâtiment et des services.
Pour l’heure, les investisseurs gagneraient à suivre l’évolution de la guerre commerciale qui secoue l’Europe pour mieux se positionner en bourse et prendre des décisions éclairées. Les États membres de l’Union Européenne (UE) ont encore quelques jours devant eux pour discuter des droits de douanes américains et des contre-mesures que l’Europe devrait adopter. Il faut relever que le président Trump a menacé le secteur européen des vins et spiritueux d’un droit de douane de 200 %, une actualité qui n’est pas à négliger.

