PARIS : Unccas – Baromètre Ifop et Unccas 2025 sur l’…
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PARIS : Unccas – Baromètre Ifop et Unccas 2025 sur l’action sociale
A un an des municipales, de fortes disparités entre les régions.
L’enquête Ifop pour l’Unccas met en évidence de fortes disparités entre les régions en matière d’action sociale. Priorités, financement, publics ciblés : les perceptions varient considérablement selon les territoires.
Les solidarités, un enjeu clé des municipales 2026
À un an du scrutin municipal, 32 % des électeurs considèrent que l’ambition du projet social d’une liste sera un critère déterminant dans leur choix, avec des pics en Bourgogne-Franche-Comté (42 %) et dans les Hauts-de-France (40 %).
Pour la troisième année consécutive, la santé reste la priorité en matière d’action sociale (88 %), particulièrement en Occitanie (94 %), mais moins en Pays de la Loire (73 %). Ce chiffre illustre l’importance des enjeux sanitaires dans une société marquée par le vieillissement et des crises successives.
Au niveau national, 62 % des Français estiment que l’action sociale doit avant tout soutenir les plus fragiles en période de crise. Une vision particulièrement marquée dans les Hauts-de-France (74 %), mais bien moins partagée dans le Grand Est (49 %) et en Pays de la Loire (50 %).
L’évolution de l’action sociale est perçue de manière variable selon les territoires La Normandie se distingue comme la région où la hausse du nombre de bénéficiaires au cours des dix dernières années est la plus fortement ressentie (83 %), contre 70 % en province et seulement 63 % en Île-de-France.
Des divergences sur le financement de l’action sociale
Concernant le financement de l’action sociale, les Français se montrent ouverts à des arbitrages budgétaires : 65 % d’entre eux accepteraient l’abandon de certains avantages fiscaux et exonérations pour les entreprises afin de financer davantage d’actions sociales. Toutefois, cette adhésion varie fortement selon les régions. La Bourgogne-Franche-Comté affiche un soutien marqué (84 %), tandis que la Normandie et les Hauts-de-France sont plus réticents (57 %).
Des priorités de publics différents selon les régions
La perception des publics devant être prioritairement soutenus par l’action sociale varie également. Si, au niveau national, 39 % des Français estiment que l’action sociale doit avant tout s’adresser aux personnes vulnérables, cette proportion est plus faible dans le Centre-Val de Loire (25 %), où les personnes en situation de handicap sont perçues comme un public prioritaire (34 %, contre 20 % au niveau national).
En Bretagne, les étudiants sont perçus comme un public prioritaire plus qu’ailleurs (25 %, contre 12 % au niveau national). À l’inverse, la Normandie affiche la plus faible adhésion à cette idée (5 %).
L’attachement au service public : une réalité contrastée
L’attachement au service public pour la mise en œuvre de l’action sociale reste largement partagé à l’échelle nationale. Toutefois, des différences notables existent entre les régions. En matière de santé, la Bourgogne-Franche-Comté affiche un soutien particulièrement fort au service public (95 %), tandis que cette adhésion est plus faible dans les Hauts-de-France (71 %). De manière générale, l’Île-de-France se distingue par un niveau d’adhésion au secteur public supérieur à la moyenne nationale dans tous les secteurs étudiés.
Un autre enseignement marquant de cette édition est la perception du renoncement de nombreux maires à poursuivre leur mandat. À l’échelle nationale, 89 % des Français jugent compréhensible cette décision, avec des pics en Bretagne (96 %) et en Normandie (95 %). Ces chiffres révèlent un malaise profond ressenti à l’égard des conditions d’exercice du mandat municipal et des difficultés croissantes rencontrées par les élus locaux.
« Cette enquête démontre une fois encore que le bloc communal est vu par les Français comme le dernier kilomètre des solidarités et le premier mètre de l’accès aux droits. Mais pour la première fois, elle met aussi en lumière de profondes disparités régionales dans les attentes en matière d’action sociale.
Si une majorité de nos concitoyens considère l’action sociale comme un levier essentiel pour accompagner les plus fragiles et réduire les inégalités, les priorités varient fortement d’un territoire à l’autre. La justice sociale est bien l’ADN de notre pays, et les Français attendent qu’elle soit préservée et renforcée.
À un an des municipales, 32 % des électeurs affirment que l’ambition du projet social d’une liste sera déterminante dans leur vote. C’est un signal politique fort. L’action sociale ne pourra être un sujet secondaire du scrutin à venir : aux élus de s’en saisir pleinement pour répondre aux attentes de leurs territoires.»
Luc Carvounas, président de l’Unccas, maire d’Alfortville


