PARIS : « Le Seigneur des Anneaux », « Peter Jackson », sam…
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PARIS : « Le Seigneur des Anneaux », « Peter Jackson », samedi 26 avril
À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la parution du Seigneur des Anneaux, le Collège des Bernardins accueille jusqu’au 18 mai quinze tapis et tapisseries inspirés de l’œuvre de J. R. R. Tolkien et confectionnés pendant sept ans par les ateliers de la Cité internationale de la Tapisserie à Aubusson.
Quatre séries de tapisseries structurent l’exposition, chacune en rapport avec un ouvrage de Tolkien : Les lettres du Père Noël (recueil de lettres écrites par l’auteur pour ses enfants entre 1920 et 1942) ainsi que les ouvrages emblématiques de la Terre du Milieu, Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux et Le Silmarillion.
Des memorabilia de l’auteur britannique (toge universitaire, boîte à cigarettes ou encore premières éditions du Seigneur des Anneaux) viennent compléter l’exposition.
Quinze tapis et tapisseries de la tenture adaptés de l’œuvre graphique originale de J. R. R. Tolkien et réalisés pendant sept ans par les ateliers sont présentés dans la nef, l’ancienne sacristie et l’escalier XVIIIe du Collège des Bernardins. Des memorabilia provenant de collections privées viennent compléter l’exposition. Les enjeux existentiels abordés par l’auteur et qui se posent à l’humanité comme la recherche du Bien et l’expérience du Mal, mais aussi le choix de la confiance, de la fraternité, le courage d’espérer, l’humilité des «petits» rejoignent les questionnements du projet du Collège des Bernardins : l’écoute attentive de ce qui traverse tout homme.
PROGRAMMATION ARTISTIQUE ET UNIVERSITAIRE AUTOUR DE L’EXPOSITION
Alors que l’exposition met en lumière le travail de dessinateur et d’écrivain de J. R. R. Tolkien, le programme culturel qui accompagne l’exposition propose de rendre hommage à son œuvre qui, loin de se limiter au livre Le Seigneur des Anneaux, recouvre aussi bien les dimensions littéraire et linguistique, que musicale, graphique, théologique… Le Collège des Bernardins et les acteurs de la programmation aborderont cette dimension singulière avec la sérénité, le sérieux et l’objectivité propres aux débats contradictoires de l’expertise universitaire – notamment concernant le colloque international – en repoussant les instrumentalisations et les dérives idéologiques prenant appui sur la religion. L’idée est de ne pas minimiser cette problématique dans l’œuvre de J. R. R. Tolkien. « Ni surestimer, ni minimiser ». L’intention est d’offrir aux différents publics, des néophytes avec les conférences grand public, aux spécialistes avec le colloque international, un outil de référence sur la dimension chrétienne de l’œuvre tolkienienne.
PROJECTION
Le Seigneur des Anneaux
Peter Jackson
Le samedi 26 avril 2025 – De 13h à minuit
Adulée ou détestée, cette trilogie demeure pour beaucoup leur porte d’entrée en Terre du Milieu. Le Collège des Bernardins proposera donc près de 12h de diffusion pour les inconditionnels de J. R. R. Tolkien ou celles et ceux qui y trouveront l’occasion de le découvrir. L’adaptation du livre Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson n’a pas seulement envahi les cinémas, mais bien l’ensemble de l’espace médiatique qui peut être rêvé pour une œuvre culturelle. Au-delà des récompenses critiques (ne serait-ce qu’aux Oscars, la trilogie rafle dix-sept statuettes), des produits dérivés à foison, de la réédition en masse du livre porté à l’écran, le phénomène installe concrètement dans l’espace commun un vocabulaire tolkienien, associé à un puissant ensemble d’images, rendues possibles grâce à des effets visuels techniques à la mesure du projet.
L’Œil de flammes de Sauron ou Gandalf et son duel contre le démon Balrog sont entrés avec fracas dans l’imaginaire commun. Ce géant de la culture populaire puise sa force dans la richesse de son matériau de base tout autant que dans l’ingéniosité de certaines de ses séquences, dont certains plans ont été maintes fois parodiés. Une alchimie de grand spectacle certes acclamée, mais qui ne peut faire l’économie de sacrifices de taille vis-à-vis de son illustre modèle. Au-delà des raccourcis de l’histoire, évidents vu l’envergure du roman, certains choix artistiques jugés caricaturaux ou le manque de profondeur dans le traitement de certains personnages peuvent susciter la déception, voire le dégoût dans la comparaison.


