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PARIS : Où vivre pour être en meilleure santé ? Une étude c…

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PARIS : Où vivre pour être en meilleure santé ? Une étude classe les départements français

La quête du bien-être est une préoccupation croissante pour de nombreux Français.

Selon l’Insee, en 2020, les personnes âgées de 16 ans ou plus évaluent leur satisfaction globale dans la vie à 7,2 sur une échelle de 0 à 10, un chiffre en légère baisse par rapport à 7,3 en 2019, soulignant l’importance d’identifier les facteurs qui contribuent à une vie saine et épanouissante.¹

C’est pourquoi ZAVA, expert en téléconsultation médicale, a analysé divers critères médicaux et environnementaux pour déterminer quels départements français offrent les conditions les plus favorables à une bonne santé. 

Ce classement, réalisé pour la deuxième année consécutive, suit l’évolution des critères de bien-être et les changements notables d’une année à l’autre. Cette édition inclut de nouveaux indicateurs : kilomètres de pistes cyclables pour 100 km², médecins, diététicien.ne.s et hôpitaux pour 10 000 habitants.

L’accessibilité aux infrastructures cyclables, aux espaces verts et aux professionnels de santé joue un rôle clé dans l’adoption d’un mode de vie sain. En favorisant l’activité physique régulière, de plein air, comme le vélo ou la marche, ces éléments contribuent à la dépense calorique, au développement musculaire et à la prévention de l’obésité ainsi que des maladies qui y sont associées.

Les Hautes-Alpes se démarquent cette année comme le département offrant le plus de possibilités de vivre en bonne santé en France, affichant un score de bien-être de 7,92/10 et le score de pollution le plus bas du classement avec seulement 1,03/10. Un autre facteur clé de son classement est son excellent accès aux infrastructures médicales. Avec 0,71 hôpitaux pour 10 000 habitants, 50,3 médecins généralistes et 3,89 diététistes pour 10 000 habitants, les Hautes-Alpes se positionnent comme le département métropolitain avec la meilleure offre de soins après Paris. Grâce à ces éléments, le département a bondi de quatre places depuis l’année dernière, surpassant notamment son voisin, les Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que la Savoie.

En deuxième position, les Alpes-de-Haute-Provence obtiennent un score de bien-être de 7,49/10 et un score de pollution légèrement plus élevé, à 1,58/10. Cependant, ce département excelle dans d’autres catégories, notamment avec le plus grand nombre de commerces considérés comme « sains », atteignant 15,51 pour 10 000 habitants. Il se distingue également par son nombre élevé d’espaces publics dédiés à la baignade, avec 434,41 pour 10 000 habitants, un chiffre surpassé uniquement par le Vaucluse (603,66). Néanmoins, les Alpes-de-Haute-Provence perdent leur première place cette année principalement en raison d’un accès aux infrastructures médicales moins performant que les Hautes-Alpes.

La Savoie arrive en troisième position avec un score de bien-être très proche de son prédécesseur, atteignant 7,45/10, et un score de pollution de 1,08/10. Le département brille par sa richesse naturelle avec 175,44 sentiers et chemins de randonnée pour 10 000 habitants, elle se place en deuxième position après le Jura. En dépit de sa réputation pour ses spécialités culinaires riches comme les diots, la raclette et la fondue, la Savoie reste un département où il fait bon vivre sainement. Ce classement représente une belle progression pour le département, qui occupait la 12e place l’an dernier.

À l’opposé du classement, le département de l’Aisne, situé dans les Hauts-de-France, se retrouve en dernière position avec un score de bien-être de seulement 2,39/10 et un score de pollution élevé de 7,26/10. Ce résultat s’explique notamment par la faible présence d’infrastructures favorisant un mode de vie actif et sain : il ne dispose que de 0,53 kilomètres de pistes cyclables pour 100 km² et affiche l’un des taux les plus bas en matière d’accès aux soins, avec seulement 0,13 hôpitaux pour 10 000 habitants. Ces faiblesses ont contribué à sa chute de la 82e à la 93e place du classement cette année.

[1]:  Satisfaction dans la vie et ses différents domaines

https://www.zavamed.com/fr/perte-de-poids.html

Méthodologie :

  1. L’objectif de ZAVA était de déterminer les départements les plus sains pour vivre en bonne santé, en France métropolitaine*.
  2. Pour ce faire, ils ont obtenu des données françaises d’OpenStreetMap et les ont enrichies de diverses balises liées à la santé, qui ont été acquises et hébergées sur la base de données PostGIS.
  3. Ils ont utilisé diverses balises liées aux loisirs et à la santé pour filtrer les données et identifier les points d’intérêt. Pour obtenir une vue plus granulaire, ils ont combiné ces données avec un shapefile au niveau NUTS 3. Les balises ont été utilisées pour filtrer les données suivantes:

·         Le nombre d’espaces verts (les jardins, réserves naturelles et parcs).

·         Le nombre de centres sportifs (les centres de fitness, les stations de fitness, les centres sportifs et les salles de sport).

·         Le nombre de commerces considérés “sains” (épiceries, épiceries fines, fermes, marchés fermiers, primeurs, aliments santé, herboristeries, magasins de compléments nutritionnels, vendeurs de rue et supermarchés).

·         Le nombre de commerces considérés “moins sains” (bars, chaînes de restauration rapide et pubs moins sains d’un point de vue nutritionnel car ils favorisent la consommation d’alcool et la restauration “snack”).

·         Le nombre de piscines et d’espaces dédiés à la baignade publics.

·         Le nombre d’itinéraires de randonnée, de trail et de course.

·         Le nombre de kilomètres de pistes cyclables par 100 km carrés.

·         Le nombre de médecins pour 10 000 habitants.

·         Le nombre de diététistes pour 10 000 habitants

·         Le nombre d’hôpitaux pour 10 000 habitants

  1. Le nombre de professionnels de la santé et de diététiciens est tiré du site Internet de statistiques françaises insee.fr et de la base de données de la Drees.
  1. ZAVA a également collecté des données atmosphériques de Copernicus pour évaluer les principaux polluants en France en janvier 2024. Ils se sont concentrés sur des polluants tels que le monoxyde de carbone (CO), les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM), le dioxyde d’azote (NO₂), l’ozone (O₃), les particules en suspension (PM10 et PM2.5) et le dioxyde de soufre (SO₂), tous susceptibles d’avoir un impact négatif sur la santé humaine.
  1. Ils ont ensuite calculé un score de densité des polluants, où un score plus élevé indiquait un risque plus important pour les résidents en raison de niveaux élevés de polluants.
  1. Enfin, un « score de bien-être » sur 10 a été calculé pour évaluer les endroits les plus sains pour vivre en France. Plus le score est élevé, plus le département est sain.
  1. Toutes les données ont été collectées en janvier 2025 et sont précises à cette date. L’ensemble complet des données utilisées tout au long de l’étude peut être consulté ici.

* Les données relatives aux territoires d’outre-mer tels que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte étaient indisponibles.