PARIS : « L’Œil de Boris Intini », Directeur Général de Pra…
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PARIS : « L’Œil de Boris Intini », Directeur Général de PraxiFinance
Donner du crédit à l’hypothèque.
Un produit méconnu et décrié : entre monopole et héritage culturel
En France, l’hypothèque a longtemps été perçue comme un carcan. Son ancien régime juridique, qui empêchait toute revente sans l’accord du créancier, a laissé une empreinte durable dans les esprits. Elle a été assimilée à une contrainte plus qu’à une solution de financement. S’y ajoute un monopole bancaire qui a figé le crédit immobilier autour d’un modèle unique : emprunter pour acheter, mais rarement pour gérer son patrimoine. Contrairement aux États-Unis, où refinancer son bien est une pratique courante, en France, le crédit hypothécaire a toujours été marginalisé, réservé à une clientèle restreinte et assimilé à une solution de dernier recours. Or, cette perception est erronée. L’hypothèque n’est pas un renoncement, mais une source de flexibilité permettant
de mobiliser son patrimoine sans le sacrifier.
Un instrument de liberté, et non de contrainte
Il faut renverser la perspective. La remettre sur ses pieds en quelque sorte. Plutôt que d’envisager l’hypothèque comme une contrainte, il faut la penser pour ce qu’elle est : un accélérateur de projets, un levier de transmission, une solution alternative aux refus bancaires. Contrairement aux idées reçues, elle ne s’adresse pas à ceux en difficulté, mais aux propriétaires solides, ceux qui ont remboursé leur prêt, ceux qui détiennent un actif valorisable mais que les banques refusent de financer. Ce n’est pas la dernière option, mais souvent la meilleure pour transformer un bien en capital sans en perdre la propriété. Cette potentialité est trop méconnue, du fait d’une culture de la culpabilité très française.
Nos voisins ont un temps d’avance
Dans les grandes économies, l’hypothèque est un outil de gestion patrimoniale incontournable. Aux États-Unis, elle permet de refinancer un bien pour investir ou transmettre un patrimoine. Au Royaume-Uni, elle accompagne la liquidité des investisseurs immobiliers. En Allemagne, elle est intégrée aux stratégies économiques, facilitant la fluidité du crédit.
Pourquoi la France fait-elle exception ? Parce que l’immobilier y est encore perçu comme un bien immobile, un actif à transmettre plutôt qu’un capital à exploiter.
Cette approche par trop conservatrice freine les propriétaires et l’ensemble de l’économie. Il faut plus que jamais faire sauter ce verrou, tout à la fois psychologique et culturelle.
Un levier sécurisé pour financer ce que les banques refusent
Un levier pour financer ce que les banques refusent 8 600 milliards d’euros : c’est la valeur du patrimoine immobilier des Français. Un montant colossal, mais inerte, insuffisamment mobilisé pour financer des projets, soutenir l’investissement ou alléger des charges fiscales. Aujourd’hui, trop de propriétaires sont contraints de vendre, faute de solution de financement, alors même qu’ils possèdent un bien de valeur. Ce paradoxe doit être dépassé. Pourquoi laisser ce capital immobilisé alors qu’il pourrait être un moteur de croissance ? L’immobilier peut vivre et faire vivre vos projets, à condition de l’appréhender en dynamique et non en statique.
Les banques ne financent pas tout. Elles refusent de financer une donation, des frais de succession, la restructuration patrimoniale d’un chef d’entreprise, ou encore des seniors jugés trop âgés. Autant de situations où l’hypothèque offre une réponse pragmatique et adaptée. Plutôt que d’attendre une vente parfois longue et incertaine, les propriétaires doivent reprendre le contrôle de leur patrimoine et utiliser des outils conçus pour eux. L’hypothèque est une solution flexible, accessible, qui permet d’agir au bon moment.
L’immobilier ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen. Il ne s’agit pas de s’en déposséder, mais de l’exploiter avec intelligence et agilité. Si nous voulons moderniser notre rapport à la pierre, il est temps d’abandonner le dogme de la propriété passive. Banquiers, notaires, avocats, conseillers en gestion de patrimoine et médias ont un rôle clé à jouer pour intégrer ces solutions dans une approche patrimoniale plus dynamique.
Encourager la monétisation immobilière, c’est permettre aux propriétaires d’accéder à des liquidités sans renoncer à leur bien, et redonner à l’immobilier toute sa place : un actif vivant, mobilisable, au service de son détenteur. C’est aussi une nécessité économique, à l’heure où le crédit bancaire se raréfie et où les patrimoines restent trop souvent inertes. Un changement de perspective s’impose, porté par des solutions adaptées, un accompagnement éclairé et une meilleure information du grand public. Tant face aux difficultés de la vie qu’à ses perspectives plus positives, l’immobilier est un formidable moteur tant pour se protéger que pour se projeter. Encore faut-il le savoir et en avoir conscience !
Changer notre regard sur la monétisation immobilière
En France, l’immobilier est perçu comme un actif figé, conservé mais rarement mobilisé.
Ailleurs, notamment dans les économies anglo-saxonnes, il est depuis longtemps un levier stratégique de financement et d’optimisation patrimoniale. Pourquoi cette réticence ? Parce que l’hypothèque souffre d’un malentendu : assimilée à une solution de dernier recours, elle est en réalité un outil puissant pour transformer un patrimoine en capital sans s’en déposséder. Alors que l’accès au crédit se durcit et que le besoin de liquidité devient crucial, il est temps de revoir notre approche et de redonner à l’hypothèque sa place dans la gestion patrimoniale moderne.
Car l’hypothèque n’est pas une impasse ; elle est un outil dynamique au service de l’avenir. Comment ? C’est ce que nous allons essayer de vous expliquer.
L’OEIL DE BORIS INTINI
Directeur Général de PraxiFinance.


