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PARIS : La France chute dans le classement des meilleurs pays pour les femmes au travail
Malgré des avancées pour les femmes dans le monde du travail en France, l’écart salarial reste une réalité.
Een 2024, les femmes ont travaillé gratuitement les 53 derniers jours de l’année.
C’est pourquoi, pour la cinquième année consécutive, à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain, l’agence de relations publiques numériques Reboot Online a analysé plusieurs indicateurs clés dans chaque pays européen tels que l’évolution des emplois de cadres et de l’emploi féminin en général d’une année sur l’autre, l’égalité hommes -femmes, les congés de maternité rémunérés. Ces données, collectées et analysées par son équipe d’analystes, ont donc permis d’attribuer un score global à chaque pays afin d’identifier les pays offrant les meilleures conditions de travail pour les femmes en 2025.
Les pays européens offrant les pires conditions de travail pour les femmes en 2025
| Classe-
ment |
Pays | Évolution du nombre de cadres féminins (/10) | Évolution de l’emploi féminin (/10) | Indice d’égalité hommes-femmes (/100) | Durée du congé maternité (semaines à plein salaire) | Score global (/10) |
| 21 | Bulgarie | 2,38 | 5,19 | 7,23 | 73,14 | 7,25 |
| 22 | France | 5,26 | 3,61 | 7,81 | 19,77 | 7,18 |
| 23 | Pologne | 3,85 | 7,22 | 7,4 | 40,30 | 7,11 |
| 24 | République Tchèque | 6,31 | 1,67 | 6,84 | 52,55 | 7,06 |
| 25 | Espagne | 7,42 | 4,63 | 7,97 | 16,00 | 7,05 |
| 26 | Italie | 5,55 | 3,89 | 7,03 | 25,16 | 6,85 |
| 27 | Malte | 5,47 | 10,00 | 7,23 | 19,65 | 6,79 |
| 28 | Belgique | 5,08 | 3,52 | 7,93 | 15,05 | 6,75 |
| 29 | Luxembourg | 5,71 | 4,26 | 7,44 | 38,49 | 6,59 |
| 30 | Chypre | 3,59 | 7,78 | 7,05 | 15,84 | 6,21 |
Vous pouvez retrouver l’étude complète ici.
La France parmi les pires pays pour le travail des femmes en 2025
D’après l’étude de Reboot Online, la France se classe vingt-deuxième sur trente, avec un score de 7,18 sur 10, reculant de sept places par rapport à l’année dernière.
Si le pays obtient un bon score en matière d’égalité entre les sexes, qui prend en compte divers facteurs comme la santé et l’éducation, ses performances globales restent médiocres. Ce classement s’explique notamment par un congé maternité à plein salaire inférieur à la moyenne (19 semaines) et une croissance limitée du taux d’emploi des femmes sur cinq ans (3,61/10).
Chypre, le pays offrant le moins d’opportunités économiques aux femmes
Chypre se classe en dernière position avec une note de 6,21 sur 10. Malgré ses performances globales médiocres, le pays a enregistré une légère progression en matière d’emploi des femmes et de réduction des inégalités de genre.
Cependant, son faible score s’explique par la quasi-absence de femmes aux postes de direction (1,36/10) et un congé maternité entièrement rémunéré inférieur à la moyenne (15 semaines).
Juste devant, le Luxembourg occupe l’avant-dernière place avec un score de 6,59 sur 10, en raison d’une faible progression du taux d’emploi féminin sur cinq ans et d’un manque de femmes aux postes de direction.
La Belgique (6,75), Malte (6,79) et l’Italie (6,85) complètent le classement des pays offrant le moins d’opportunités économiques aux femmes.
Les meilleurs pays européens pour le travail des femmes en 2025
1. Lituanie
La Lituanie est le meilleur pays d’Europe pour les femmes sur le marché du travail en 2025, avec un score de 8,54 sur 10 en matière d’égalité des sexes. Elle grimpe ainsi de la septième place l’an dernier à la tête du classement cette année. En 2024, la Lituanie comptait également le plus grand nombre de femmes PDG parmi tous les pays européens. Si la proportion totale de femmes dirigeantes reste dans la moyenne européenne, cette progression rapide booste son classement.
Le congé maternité en Lituanie figure parmi les dix meilleurs d’Europe, avec plus de 52 semaines de salaire à taux plein. Le taux d’emploi féminin y est également élevé (8,1/10), bien que sa croissance sur cinq ans soit légèrement inférieure à la moyenne.
2. Norvège
Les pays nordiques dominant le classement, la deuxième place de la Norvège n’est donc pas une surprise. Son excellent score s’explique notamment par la forte proportion de femmes cadres et membres de conseils d’administration dans les plus grandes entreprises cotées en bourse. Avec un score de 7,78 sur 10 sur cet indicateur, la Norvège occupe ainsi la troisième place en Europe. Elle se classe également troisième dans l’Indice mondial de l’écart entre les sexes (8,75/10), un indicateur qui mesure l’égalité hommes-femmes à travers des critères tels que l’emploi, l’éducation, la santé et l’émancipation politique.
3. Pays-Bas
Les Pays-Bas progressent dans le classement, passant de la quatrième à la troisième place en 2025, avec un score total de 8,54 sur 10 en matière d’égalité des sexes. Selon l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes, le pays affiche un taux d’emploi féminin particulièrement élevé, avec un score de 9,47 sur 10 – le deuxième meilleur d’Europe après l’Islande. Bien que son classement dans l’Indice mondial de l’écart entre les sexes soit dans la moyenne, ses performances sur le marché du travail restent supérieures à celles de la plupart des autres pays.
Naomi Aharony, PDG et cofondatrice de Reboot Online, s’exprime sur les résultats de l’étude et la place des femmes dans le monde du travail : « Les résultats montrent que l’égalité des sexes sur le marché du travail a progressé, notamment ces cinq dernières années, comme l’indiquent les tendances de croissance observées dans notre étude. La Lituanie, la Norvège et les Pays-Bas affichent de très bons scores dans l’ensemble des critères, ce qui témoigne d’améliorations continues à l’échelle du continent, en particulier sur la représentation des femmes aux postes de PDG, de présidente et de cadre. Il semble que les entreprises prennent conscience de l’importance de la diversité dans le leadership et fassent de réels progrès en la matière. Cependant, les classements décevants de pays comme la France et le Luxembourg rappellent que les avancées vers la parité restent lentes dans certaines régions d’Europe. Si ces progrès sont encourageants, il ne faut pas oublier que les femmes font encore face à de nombreux défis en matière d’égalité professionnelle. À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, il est essentiel de rappeler que des obstacles persistent, notamment en ce qui concerne l’écart salarial, le manque de représentation dans les postes de direction, les incitations gouvernementales et l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle ».
https://www.rebootonline.com/digital-pr/
Méthodologie :
- Reboot Online a recueilli et analysé des données pour identifier les pays européens les plus favorables au travail des femmes. Cette analyse repose sur plusieurs critères : l’emploi féminin, la représentation des femmes dans des postes de direction, l’écart entre les sexes, ainsi que le congé de maternité et les allocations.
- Concernant les données sur le leadership, nous avons pris en compte les rôles de PDG, cadres, non-cadres, présidents et membres des conseils d’administration dans les plus grandes entreprises cotées en bourse en 2024. De plus, la croissance sur 5 ans du pourcentage de femmes dirigeantes a été intégrée à l’analyse. La base de données utilisée a été compilée par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes.
- L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes fournit également des données sur l’emploi, en particulier le pourcentage de femmes âgées de 16 à 65 ans occupées en 2023 (les dernières données disponibles), avec la croissance sur 5 ans également prise en compte. Pour le Royaume-Uni, les données proviennent de l’ONS.
- L’écart entre les sexes est mesuré à l’aide du Global Gender Gap Report 2024. Les scores vont de 0 à 1, où un score de 1 reflète une parité parfaite entre les hommes et les femmes. Ainsi, plus le score est élevé, plus l’égalité entre les sexes est marquée.
- Les données relatives au congé de maternité sont collectées auprès de l’OCDE, qui fournit le nombre de semaines de congé à taux plein et à taux partiel. Seules les semaines à taux plein ont été prises en compte dans notre analyse.
- Les paramètres collectés sont ensuite normalisés à l’aide de la méthode de normalisation min-max, puis une moyenne pondérée est calculée :
- Le pourcentage de femmes au travail et sa croissance sur 5 ans sont respectivement pondérés à 70% et 30%.
- Le pourcentage de femmes dans des postes de direction et sa croissance sur 5 ans sont également pondérés à 70% et 30%.
- Une note finale sur 10 est attribuée à chaque pays pour déterminer les meilleurs pays d’Europe pour les conditions de travail des femmes.


