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NICE : Une cellule de coordination anti-drogue

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NICE : Une cellule de coordination anti-drogue

Une proposition de gouvernance inédite de la lutte contre les narco-trafics inspirée du pilotage par objectifs de la lutte contre la radicalisation.

Dans le domaine prioritaire pour notre département de la lutte contre la criminalité organisée liée au trafic de produits stupéfiants, il est proposé de mettre en place dès le premier trimestre 2025 des instances de suivi spécialisées qui coordonneront l’action des services administratifs et judiciaires concernés par la thématique. Deux instances de suivi territorial d’évaluation et de lutte contre la criminalité organisée désigneront des objectifs communs et coordonneront l’action des services de l’État : la cellule de coordination anti-drogue et la cellule de suivi pour la prévention de la criminalité organisée. Ces instances seront respectivement fondées sur le modèle du groupe d’évaluation départemental (GED) et de la cellule départementale de suivi pour la prévention de la radicalisation et l’accompagnement des familles (CPRAF).

Cellule de coordination anti-drogue

Une cellule de coordination anti-drogue, présidée par le Préfet et les Procureurs de la République de Nice et de Grasse, se réunira deux fois par mois. Dans le respect du secret des investigations judiciaires, elle coordonnera l’action des services de police judiciaire avec l’action de prévention administrative et de lutte contre le blanchiment des revenus tirés du trafic de drogue, selon un maillage territorial fin. Participeront à cette cellule : la DIPN, le GGD, le SIPJ, le SLPJ, la DDSI, le SDRT, le SDPAF, les Douanes, la DDFIP, la DRIM et le SNRP. Des formats thématiques pourront être réunis sur la question des prisons, des mineurs, de l’uberisation du trafic (« Uber Shit »), de la lutte anti-blanchiment et du lien entre trafic de drogue et financement d’activités liées au séparatisme islamiste.

Le choix de ces thématiques permettra d’adapter le nombre de participants, qui, par souci d’efficacité, devra rester aussi limité que possible. Sur le modèle du GED, les services examineront la situation des cibles individuelles et collectives particulièrement signalées pour leur implication dans l’économie souterraine, en veillant à mettre en avant leur participation à d’autres champs d’infraction ou d’activités défavorables pour l’équilibre social (trafics dans d’autres domaines que la drogue, radicalisation, influence sur leur quartier de résidence etc.). Les services proposeront une hiérarchisation de ces cibles selon leur niveau de risque. Le Préfet validera les actions d’entrave administrative proposées par les services, en bonne intelligence avec les Procureurs ou leurs représentants afin de ne pas porter atteinte aux enquêtes judiciaires en cours. La cellule participera ainsi à l’orientation des CODAF, voir des CLIR.

Au sein de cette cellule, la DDSI et le SDRT se coordonneront pour signaler tout élément d’intérêt à leurs partenaires, en particulier TRACFIN.

SOURCE : Plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien dans les Alpes-Maritimes.