PARIS : Taxe carbone, vers une augmentation du coût de prod…
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PARIS : Taxe carbone, vers une augmentation du coût de production agricole
Le calendrier de mise en œuvre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne (UE) s’accélère.
Ses effets se feront ressentir dès 2026 et s’intensifieront progressivement jusqu’en 2034. Ce dispositif va entraîner une hausse du prix des engrais importés, afin de rétablir une concurrence plus équitable avec les producteurs européens. Ces derniers sont déjà soumis au Système d’échange de quotas d’émission (SEQE) de l’UE, qui les oblige soit à décarboner leur production, soit à acquérir des quotas carbone en cas de dépassement d’un plafond, lequel diminue au fil du temps. Concernant les importations, la taxe appliquée — qui sera répercutée sur les utilisateurs finaux — sera fonction du prix du carbone sur le marché européen, un prix amené à augmenter en raison de la baisse continue des plafonds d’émissions autorisées.
Le système européen d’échange de quotas d’émissions (SEQE) : décarboner la production ou en payer le prix
Le SEQE (ou ETS en anglais pour Emissions Trading Scheme), également appelé marché du carbone, est un système qui s’applique aux entreprises des secteurs les plus émetteurs de GES : les grosses industries (sidérurgie, verre, cimenteries, fabrication d’engrais…), les centrales produisant de l’électricité et de la chaleur, et les vols commerciaux intra-européens, et depuis l’année dernière, le transport maritime. Il vise à inciter les entreprises de ces secteurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en les obligeant à payer pour ces dernières grâce à un système de quotas.
SOURCE : Agriculture Stratégies – Newsletter n°63.


