MONTPELLIER : Ils jouent à Sète et à Montpellier en mars
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MONTPELLIER : Ils jouent à Sète et à Montpellier en mars
Prenez quatre jazzmen férus d’improvisation et de clubbing techno : Photons, le nouveau projet du pianiste Gauthier Toux, s’écoute autant qu’il se danse.
Une nuit, des basses vous prennent aux tripes, vous claquent les os, remontent dans la colonne, puis ébranlent les méninges qui finissent par lâcher prise – c’est la transe susceptibles de produire les musiques électroniques. Pour Gauthier Toux, la révélation remonte à une soirée de 2016 dans un club lausannois où officie un DJ techno. Pianiste de formation classique, puis adepte du jazz cérébral, il est physiquement percuté par les sonorités synthétiques et la cadence des machines, au point que son édifice d’instrumentiste académique se fissure. C’est l’origine du projet Photons, qui raconte l’appétence du quatuor pour le noctambulisme
RENÉ LACAILLE
Grand Prix 2024 de l’Académie Charles Cros pour l’ensemble de son œuvre et de sa carrière dans la catégorie Musiques du Monde.
Aujourd’hui en solo, René Lacaille crée des mélodies qui renvoient au paradis perdu de son enfance musicale. S’il a quitté la Réunion il y a plus de quarante ans, elle ne l’a jamais quitté, lui. Elle est au coeur de sa musique et transcende toutes les influences. Après l’avoir célébrée sur scène pendant 70 ans, il offre avec modestie un héritage musical magnifié par l’accordéon, instrument maître du séga lontan, dans un album solo longtemps rêvé et enfin réalisé, à paraître en avril.
A écouter : RFI La tribu Lacaille, une histoire de famille 15/09/24
A lire : Le Monde René Lacaille, ambassadeur généreux de la musique réunionnaise 22/10/24
TABLAO DE TANGO
Des solistes argentins d’exception autour d’un maestro de la guitare : le tango à l’essentiel avec Franco Luciani, El Chino Laborde et Rudi Flores.
Le Tablao de Tango est une plongée radicale dans l’underground du tango tel qu’il est né dans l’embouchure du Rio de la Plata fin XIXe. Loin du « tango for export », des paillettes et de ses avatars spectaculaires, ce plateau de luxe de grands solistes – et leurs instruments voyageurs, guitare, harmonica et voix – incarne un blues portuaire sans fioritures. Une philosophie des bas-fonds, tel le fado ou le rebetiko, un chant d’exil « d’alcool et de désamour », protéïforme, toujours bien vivant aujourd’hui dans les « boliches », les bistrots » portègnes.


