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PARIS : Fondapol – Stratégie pour une réduction de la…

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PARIS : Fondapol – Stratégie pour une réduction de la dette publique française

La thématique de la réduction de la dette publique a pris dans le débat public français une ampleur considérable.

Il n’est plus interdit de penser qu’il s’agira de l’un des grands thèmes de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012, ce qui constitue un fait exceptionnel compte tenu de la technicité du sujet. Il semble en effet que, à la suite notamment  du rapport Pébereau de 2005 et, bien entendu, de la crise financière et économique de 2008-2009, l’opinion publique soit devenue particulièrement sensible à ce sujet. En effet, les débats sur la dette publique sont anxiogènes, et ce pour plusieurs raisons :

  • ils font appel à un vocabulaire riche et souvent mal maîtrisé par la plus grande partie de la population (déficits publics et déficits sociaux, dette brute et dette nette*, service de la dette* et charge de la dette1, pacte de stabilité, soutenabilité des finances publiques, révision générale des politiques publiques [RGPP]…);
  • les grandeurs en jeu sont considérables et donc abstraites. On parle d’une dette supérieure à 1.000 milliards d’euros et d’un déficit public de 140 milliards d’euros, mais quel sens cela peut-il avoir? En outre, on essaie maladroitement de rendre ces grandeurs explicites, mais sans que cela ait forcément un sens (exemple : un enfant à la naissance doit plus de 20.000 euros au titre de la dette publique, ce qui est dénué de sens dans la mesure où la duration moyenne de la dette publique est inférieure à sept ans [source : Agence France Trésor]);
  • les ménages ont le sentiment que le poids de cette dette implique un alourdissement à venir des prélèvements obligatoires, ce qui accentue le sentiment de baisse du pouvoir d’achat (surtout depuis que l’instauration du bouclier fiscal concentre les hausses d’impôts sur les classes moyennes);
  • les débats sur la dette glissent souvent vers des discussions autour de la retraite et de la maladie, sujets qui ont une résonance forte dans le quotidien des Français;
  • enfin, les Français ont de plus en plus le sentiment (qui demanderait, d’un point de vue factuel, à être largement nuancé) de léguer à leurs enfants une charge qui pourrait obérer leur niveau de vie. Ce senti- ment participe à celui, plus large, selon lequel les jeunes générations vivront dans des conditions matérielles moins favorables que celles des précédentes.

Ces inquiétudes ne signifient pas qu’il faudrait ouvrir un « grand débat » sur la réduction de la dette publique, à l’image que ce qu’on a pu faire ces dernières années sur la laïcité, les retraites ou les lycées. Le sujet de l’endettement public est sans doute trop technique pour cela. Cela signifie en revanche que les responsables de la politique économique devront agir en temps voulu avec énergie et résolution.

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SOURCE : Fondapol – La Newsletter du 14 février 2025.