Passer au contenu principal

PARIS : L’OFAST, chef de file de la lutte contre les…

Partager :

PARIS : L’OFAST, chef de file de la lutte contre les trafics de stupéfiants

Une campagne de lutte contre le narcobanditisme, la consommation et le trafic des stupéfiants.

Dans un contexte où le trafic de stupéfiants représente un enjeu majeur de sécurité publique en France, le ministère de l’Intérieur lance une campagne de sensibilisation innovante, visant à responsabiliser les consommateurs.

L’OFAST, CHEF DE FILE DE LA LUTTE CONTRE LES TRAFICS DE STUPÉFIANTS

Lancé officiellement le 1er janvier 2020, l’Office antistupéfiants (OFAST) répond à la volonté de mieux organiser et structurer la lutte contre le trafic de stupéfiants en augmentant les moyens qui y sont dédiés et en renforçant la coopération entre tous les services chargés de lutte contre l’économie illégale (Direction générale de la police nationale, Direction générale de la gendarmerie nationale, Direction générale des douanes et droits indirects, Marine nationale). Il a donc une vocation interministérielle renforcée. Sur le modèle de ce qui a été mis en place en matière de terrorisme, avec la Direction générale de la sécurité intérieure, l’OFAST a été désigné chef de file de la lutte contre les trafics de stupéfiants. Au 1er janvier 2025, l’OFAST comprend un effectif total de 201 agents au niveau central et de 402 agents au niveau territorial. L’objectif, fixé dans la Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI), de 230 agents au niveau central sera atteint d’ici 2027. L’OFAST compte 15 antennes implantées sur le ressort des directions zonales ou régionales de police judiciaire ou sur le ressort de sections de recherches de la gendarmerie nationale et compte 9 détachements.

L’OFAST s’appuie notamment sur les 104 Cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS), implantées dans chaque département, qui sont chargées d‘enrichir et de faire circuler le renseignement opérationnel en matière de stupéfiants. Qu’elles soient permanentes ou non-permanentes, en fonction de l’intensité et/ou de l’étendue des trafics, les CROSS sont des structures d’échange et de partage du renseignement sur les trafics entre les services opérationnels. S’appuyant sur un ancrage local, les CROSS permettent d’avoir une meilleure connaissance du terrain ainsi que des enjeux associés à chaque territoire. Sur la base de ce travail de renseignement, cette organisation permet de définir collectivement des objectifs de démantèlement de réseaux répartis entre les services opérationnels. Les territoires ruraux sont certes moins denses mais bien plus vastes, ce qui complexifie l’action des forces de l’ordre. Les forces de sécurité agissent donc de manière coordonnée en lien constant et permanent avec les maires, sous l’égide des préfets et des procureurs à travers les CROSS et au niveau central, l’OFAST.