PARIS : La Fabrique de la Cité – Note d’étude &…
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PARIS : La Fabrique de la Cité – Note d’étude – « Cours d’école : pour un retour du vivant en ville »
Présentation de la note d’étude et du webinaire de La Fabrique de la Cité.
Cours nature, cours-parcs, cours buissonnières, cours forêts, cours résilientes, cours oasis… les projets de végétalisation de cours d’école se multiplient et gagnent en popularité dans les villes françaises. Les communes, compétentes sur l’aménagement de leurs écoles, prêtent de plus en plus attention à ces espaces, pour enclencher leur métamorphose, d’espaces imperméables et asphaltés vers des lieux plus verts.
Le rapport d’information sur l’adaptation de l’école aux enjeux climatiques, déposé en décembre 2023 par les députées Graziella Melchior et Francesca Pasquani, propose ainsi de lancer un plan de transformation des cours de récréation du premier et du second degré en cours végétalisées, et de fixer un objectif à horizon 2030 de végétalisation de l’ensemble des cours des écoles, collèges et lycées.
Cet intérêt croissant peut interroger : au-delà de l’effet de mode et de l’engouement conjoncturel autour de la végétalisation des cours de récréation, quelle nouveauté dans cette idée de renforcer les liens entre l’école et la nature ?
À travers cette note, et en se basant sur des retours d’expériences menées à Dunkerque (Nord), Libourne (Gironde), Colomiers (Haute-Garonne), Guéret (Creuse) et Avignon (Vaucluse), La Fabrique de la Cité cherche à démontrer l’intérêt et les nombreux bénéfices à repenser l’aménagement des cours d’école vers plus de végétation et de sols naturels.
Ces arguments se trouvent autant sur le plan climatique et environnemental que sur les plans pédagogiques et sociaux.
La cour d’école est en effet l’espace dans lequel se développe la première expérience de socialisation et son aménagement joue a fortiori un grand rôle dans la construction des individus et dans leur rapport au groupe.
D’un point de vue pédagogique, la cour d’école oasis laisse aux enseignants la possibilité de donner classe dehors, et plus l’aménagement est riche, plus il offre de possibilités. Un espace relativement stérile et asphalté apportera logiquement moins d’éléments autour desquels construire une activité pédagogique. Une étude espagnole suivant des élèves barcelonais a d’ailleurs démontré que l’aménagement d’espaces extérieurs végétalisés avait un impact positif sur la capacité de mémorisation, l’attention et la motricité des enfants.
La végétalisation des cours d’école permet également de réduire significativement les îlots de chaleur urbain en ciblant des espaces dans lesquels un public vulnérable se développe, grandit et vit quatre à six jours par semaine. La porosité des sols favorise par ailleurs l’infiltration des eaux pluviales et limite donc les phénomènes de ruissellement et la saturation des réseaux d’assainissement.
Enfin, la note fait le point sur les différents facteurs qui freinent encore aujourd’hui le développement de ces aménagements : les couts d’investissement et d’entretien, la méfiance des parents d’élèves et des enseignants sur les questions de sécurité et de surveillance, le risque que cet engouement conduise à une forme de standardisation de la végétalisation ou encore les potentiels conflits d’usage que cela pourrait générer (peut-on encore y pratiquer les cours d’éducation physique et sportive et les activités dont les enfants avaient l’habitude ?).
Ces problématiques révèlent ainsi l’importance que l’on souhaite consacrer au bien-être et au développement des jeunes générations dans l’espace urbain. Aujourd’hui, la végétalisation des cours d’école représente tant un levier pour faire revenir la nature en ville et favoriser le contact et la connaissance des enfants sur le vivant qu’une réponse aux défis de transition écologique et d’adaptation des villes aux changements climatiques.
Retrouvez le webinaire de La Fabrique de la Cité :
À l’occasion de la sortie de cette note, La Fabrique de la Cité a organisé un webinaire animé par Marianne Laloy Borgna, chargée d’études de La Fabrique de la Cité, et avec la participation de :
Stéphanie Cagni, co-fondatrice et co-gérante de l’atelier Pop Corn, qui a accompagné plusieurs collectivités dans leurs projets de végétalisation d’écoles ;
Vincent Bourjaillat, ex-directeur général de la Société Publique Locale d’Aménagement d’Intérêt National Aix Marseille Provence (SPLA-IN AMP), qui pilote le plan écoles de la Ville de Marseille.
En s’appuyant sur des retours d’expérience nationaux, ce webinaire a notamment permis d’évoquer les grands enjeux de la végétalisation des cours d’école à travers une présentation de la note que La Fabrique de la Cité a dédié à ce sujet.
À propos de La Fabrique de la Cité
La Fabrique de la Cité a pour mission de détecter et analyser les grands enjeux environnementaux, sociaux et économiques des villes, puis d’identifier et de présenter des solutions aux acteurs publics et aux professionnels des territoires. Elle documente et soumet au débat les transitions engagées en France et dans le monde, dans le domaine des mobilités, de l’énergie et de l’aménagement des territoires, et recense des initiatives inspirantes.
En 2024, La Fabrique de la Cité a examiné les défis de la décarbonation des mobilités, de la sobriété foncière, les dynamiques des villes moyennes et l’aménagement des fleuves et des cours d’eau.
Créée en 2010 par le groupe VINCI, son mécène, La Fabrique de la Cité est un fonds de dotation, qui porte une mission d’intérêt général. Pour définir son programme annuel de rencontres et d’études, La Fabrique de la Cité s’appuie sur un comité d’orientation composé de chercheurs, de décideurs publics et de professionnels.
L’ensemble des travaux de La Fabrique de la Cité est disponible sur le site web du think tank : www.lafabriquedelacite.com.


