BRUXELLES : Une équipe de chercheurs ramène une impressionn…
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BRUXELLES : Une équipe de chercheurs ramène une impressionnante quantité de météorites lors d’une expédition de recherche en Antarctique
Une équipe de chercheurs dirigée par la Belgique ramène une impressionnante quantité de météorites lors d’une expédition de recherche en Antarctique.
Une équipe internationale dirigée par des scientifiques belges a récupéré 115 météorites antarctiques pesant plus de 2 kg (au total) lors de l’expédition belge de recherche antarctique 2024-2025 (BELARE).
Alors que les précédentes missions réussies de récupération de météorites en 2009-2010, 2010-2011, 2012-2013, 2018-2019 et 2022-2023 se sont concentrées sur des zones de glace bleue plus proches de la station belge Princess Elisabeth Antarctica à zéro émission, la campagne 2024-2025 s’est déroulée dans les montagnes isolées de Belgica en Antarctique, à plus de 300 km au sud-est de la station de recherche. En outre, l’équipe a également récupéré plusieurs milliers de micrométéorites, des particules de poussière cosmique de moins de 2 mm de diamètre et d’abondants échantillons de glace et de roche. Cette recherche a été rendue possible grâce au financement de la Politique scientifique belge (BELSPO) et a nécessité un soutien logistique important de la part de la Fondation polaire internationale (FIP), mandatée pour gérer la station de recherche Princesse Elisabeth par le Secrétariat polaire belge.
L’équipe de recherche de météorites, composée de trois scientifiques d’universités belges – le Prof. Dr. Steven Goderis de la Vrije Universiteit Brussel ainsi que le Prof. Dr. Vinciane Debaille et le Dr. Gabriel Pinto de l’Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique), et du Dr. Hamed Pourkhorsandi, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement en France – ainsi que de deux guides de terrain de l’IPF, Martin Leitl et Paul-Philippe Dudas, ont fait une première halte dans la région de Balchenfjella à la recherche de météorites, avant de se rendre dans les montagnes de Belgica le 15 décembre. Les montagnes Belgica, situées dans la région de la Terre de la Reine-Maud en Antarctique oriental, ont été découvertes par une équipe d’expédition belge lors de l’expédition polaire de l’Année géophysique internationale en 1958 lors d’une mission de reconnaissance aérienne. La reconnaissance a dû être interrompue après que l’avion se soit écrasé sur la glace bleue. Les montagnes ont été visitées à nouveau par des scientifiques belges dans les années 1960, mais n’ont pas été visitées par une équipe scientifique belge depuis lors.
Les météorites peuvent être trouvées sur les champs de glace bleue près de la chaîne de montagnes où la glace est poussée et érodée par de forts vents catabatiques. Des programmes de récupération systématique sont en cours depuis les années 1970, car chaque météorite détient des informations pertinentes sur la formation et l’évolution du système solaire et des corps célestes, y compris la Terre, la Lune et Mars, ainsi que sur l’arrivée de l’eau, des composés volatils et de la matière organique sur Terre, etc.
Les plans antérieurs de voyage en convoi de conteneurs ont dû être abandonnés pour le transport aérien en raison du terrain difficile. Les conditions au camp de base (essentiellement des tentes) étaient difficiles, même pour l’été antarctique, avec une température descendant jusqu’à -31°C avec le refroidissement éolien dû à des vents forts. L’équipe de chercheurs partait chaque jour à la recherche de météorites sur des motoneiges en formation en forme de V, afin de pouvoir couvrir de grandes zones de manière plus systématique.
Plus impressionnants que le nombre étaient les types de météorites trouvées. Les météorites comprenaient au moins deux achondrites (météorites pierreuses représentant des manteaux planétaires) et plusieurs chondrites carbonées, les météorites les plus primitives dont la composition est similaire à celle du matériau d’origine de la nébuleuse solaire, le nuage géant de gaz et de poussière qui a formé notre système solaire il y a environ 4,6 milliards d’années.
« Chaque nouvelle (micro)météorite fournit une pièce essentielle du puzzle que nous essayons de résoudre », a déclaré le professeur Goderis à propos de l’importance des échantillons que lui et ses collègues ont trouvés.
« Sur la base de certains fragments de météorites, nous pouvons en apprendre davantage sur la différenciation planétaire et les collisions qui ont eu lieu dans le système solaire primitif, et dans d’autres fragments, nous trouvons des molécules prébiotiques nécessaires à l’évolution de la vie », a ajouté le professeur Debaille.
Les météorites seront envoyées à l’ Institut royal des Sciences naturelles de Belgique à Bruxelles pour dégivrage, conservation et classification détaillée, après quoi elles seront disponibles pour la recherche pour les équipes de recherche impliquées ainsi que pour la communauté scientifique internationale. Les plus belles pièces seront exposées pour le plaisir du public.
Personnes-ressources des scientifiques :
Professeur Steven Goderis (e-mail : Steven.goderis@vub.be ; téléphone : +32 473982917) : Néerlandais, Anglais
Professeure Vinciane Debaille (e-mail : vinciane.debaille@ulb.be ; tél. : +32 486248232) : Français, Anglais
Dr. Gabriel Pinto (e-mail : gabriel.angel.pinto.morales@ulb.be ; téléphone : +32 465651643) : Anglais, Espagnol, Français
Dr. Hamed Pourkhorsandi (e-mail : hamed.pourkhorsandi@ird.fr ; téléphone : +33 699448112) : Anglais, Persan, Azéri, Turc, Français
IPF PresseContact
Joseph Cheek (e-mail : jcheek@polarfoundation.org) – contact pour des photos supplémentaires.
À propos de la Fondation polaire internationale (FIP)
L’IPF est une fondation publique, créée en 2002 par Alain Hubert. Il a pour mission de soutenir la recherche scientifique polaire internationale. L’IPF a également été à l’origine de la création de la station Princess Elisabeth Antarctica, qui a été officiellement inaugurée en 2009 en tant que première et, à ce jour, seule station zéro émission, en vue de maintenir une présence belge en Antarctique et de poursuivre son ambition au service des citoyens confrontés aux défis climatiques et environnementaux. Chaque année, la station Princesse Elisabeth Antarctique accueille de nombreux scientifiques de toutes nationalités.


