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TOULON : UNION – Ne nous trompons pas de combat !

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TOULON : UNION – Ne nous trompons pas de combat !

Ce qui guide le MEDEF c’est la volonté de faire réussir la France.

« Chaque combat que nous menons, chaque proposition que nous formulons, chaque alarme que nous sonnons, nous le faisons en responsabilité, non pas au nom d’intérêts particuliers, mais d’un intérêt supérieur, celui du pays. Partout dans l’hexagone et les Outre-mer, nos 200 000 entreprises adhérentes emploient plus de 10 millions de salariés, investissent, nous permettent de relever les grandes mutations de notre siècle, sont un ascenseur social, un levier d’inclusion, des lieux de dialogue et de sérénité. C’est pourquoi, ne nous trompons pas de combat ! Ne transformons pas les forces vives de notre pays – les entreprises, leurs salariés – en sources d’économies faciles. Nous en payerions inéluctablement la facture : destructions d’emplois, baisse d’activité, creusement de la dette et de nos déficits, désindustrialisation, décrochage. Alors que nous avons urgemment besoin d’un budget, que le Premier ministre a débuté un cycle de concertations – je salue l’écoute attentive qui m’a été accordée mardi -, aucun accord politique ne doit être conclu au prix de la réussite des entreprises ni de la pérennité de notre modèle social. Notre pays confronté au spectre de la récession ne s’en remettrait pas !

Or, avant même que les débats budgétaires ne reprennent, des propositions inquiétantes ressurgissent, niant la réalité économique, les impératifs de production, de compétitivité, d’emploi, de rétablissement de nos finances publiques et l’avenir de notre modèle social. Les baisses d’allègements de charges sont un exemple type d’économies aux effets délétères sur la compétitivité, l’emploi et donc la vie des Français ! Notre coût du travail est déjà supérieur à nos concurrents dès 2 SMIC, raboter ces allègements, c’est creuser encore l’écart et nous reléguer dans la compétition mondiale. Je pense également au réflexe pavlovien du recours à l’impôt pour résorber les déficits publics. Surtaxer nos entreprises qui sont déjà les plus lourdement prélevées au monde n’est pas viable. Je le redis, la seule solution pour rétablir durablement nos comptes publics sans impacter ni la croissance, ni l’emploi, c’est que l’Etat réalise des économies structurelles, supprime les doublons et se simplifie.

L’avenir de notre modèle social auquel nous sommes foncièrement attachés n’est pas non plus à l’abri de menaces. La réforme des retraites, si elle peut être aménagée – le MEDEF est prêt à contribuer aux discussions – ne doit pas être sabotée. La réalité démographique s’impose à nous : on ne peut pas penser de la même façon un système qui comptait en 1965 4,3 cotisants pour 1 retraité, comme un qui en 2022 n’en compte plus qu’1.77 ! Ne nous trompons pas de combat, nous voulons toutes et tous faire réussir la France, assurer à nos enfants un avenir encore meilleur que notre présent. Alors écoutons celles et ceux qui y contribuent au premier chef, les entrepreneurs de France ». Patrick Martin Président du MEDEF Var

SOURCE : UNION – La lettre patronale d’information(s).