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PARIS : EGALIM, et si on faisait un pas de côté ?

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PARIS : EGALIM, et si on faisait un pas de côté ?

Le premier grand chantier lancé par Agriculture Stratégies était extrêmement ambitieux : faire le bilan des lois EGALIM et élaborer des propositions pour améliorer la répartition de la valeur au sein des filières agro-alimentaire.

La première partie des travaux est achevée. Bien sûr les lois EGALIM ont eu des apports indéniables pour les filières agro-alimentaires. Elles ont notamment permis de parler concrètement des couts de production en agriculture et de les intégrer dans la construction des prix, et de renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs.

Force est de constater cependant que nous ne sommes pas au bout de la route. Si EGALIM a eu des effets pour certaines filières, la construction du prix en marche avant et la sacralisation de la matière première agricoles n’ont pas permis d’améliorer suffisamment significativement le revenu des agriculteurs.

Il est donc temps de faire un pas de côté et de voir de quelle façon la répartition de la valeur pourrait s’améliorer pour l’ensemble des productions. Ne pourrait-on pas envisager d’autres mécanismes qui permettraient de tenir compte des performances économiques des filières pour répartir équitablement la valeur créée en aval de la production agricole entre les maillons de la chaine ?

L’honneur de la politique et de la responsabilité professionnelle serait de tirer le bilan de ce qu’elle met en place de façon objective et de savoir corriger et revenir sur des mécanismes pour les améliorer. C’est bien l’exercice proposé au travers de ce document : essayer de tirer un bilan objectif 5 ans après la mise en application d’EGALIM.

Par ailleurs, lors de la sortie des recommandations issues du Dialogue stratégique pour l’avenir de l’agriculture européenne, nous avions alerté sur un point du rapport qui indiquait que « les considérations relatives au commerce ne doivent pas entraver la capacité de l’UE à adopter des mesures destinées à soutenir la durabilité à long terme de l’agriculture européenne ou relatives au bien-être animal ». Alors que les négociations pourraient finalement aboutir avec le Mercosur lors du prochain sommet du G20, à Rio de Janeiro, les 18 et 19 novembre, nous vous proposons également une analyse des risques de cet accord pour l’agriculture européenne et de son incohérence vis-à-vis de la politique environnementale et sanitaire de l’UE.

Jean-Baptiste Moreau, Porte-parole d’Agriculture Stratégies,

PARIS : Agriculture Stratégies – Newsletter n°62.