PORT VENDRES : CUTAWAY 24 – Entraînement de déminage…
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PORT VENDRES : CUTAWAY 24 – Entraînement de déminage réussi pour les unités françaises et américaines déployés en condition réelle !
Du 11 au 17 octobre, la commune de Port-Vendres dans le département des Pyrénées Orientales (région Occitanie), a accueilli l’exercice multinational et interarmées[1] CUTAWAY 24.
Conduit tous les deux ans depuis une dizaine d’années, cet exercice de est organisé par l’état-major de guerre des mines[2] de la Marine nationale. Il est spécifiquement orienté sur la lutte contre les mines et engins explosifs en environnement portuaire, en mer comme à terre, pour développer les tactiques, techniques et procédures employables en opérations extérieures grâce à un scénario très réaliste et exigeant.
Le Task Group (groupe tactique) constitué pour l’exercice a rassemblé 4 bâtiments de surface[3] et environ 150 militaires français et américains : les équipages des bâtiments, des plongeurs démineurs français et américains (US EODMU8 basé à Rota, en Espagne), et enfin des démineurs de l’armée de l’air et de l’espace avec leur équipe médicale. Des militaires belges, roumains et turcs ont également assisté à l’exercice en tant qu’observateurs.
Les équipes mobilisés pour l’exercice se sont d’abord réunis du 7 au 10 octobre à Toulon avant de transiter par la mer et la terre vers Port-Vendres. Durant cette phase de préparation, les équipes venues de toute la France et de l’étranger ont pu échanger sur leur périmètre de compétence, le matériel et les technologies employées pour être prêt à affronter la phase de LIVEX (condition réelle) à venir.
Le Task Group a ensuite été déployé vers Port-Vendres, par la mer et par la terre, pour la phase tactique de l’exercice, sur un scénario fictif de post-conflit, pour permettre la reprise du trafic maritime commercial.
Les opérations ont débuté par une phase d’insertion, qui consistait à ouvrir un accès maritime pour prendre pied dans le port de Port-Vendres, suivie d’une phase de déminage en mer et à terre pour pouvoir une première partie des infrastructures portuaires. L’exercice s’est achevé par une phase d’extension autour du port en poursuivant les opérations de déminage.
Des savoir-faire pointus et des technologies avancées comme des robots d’intervention terrestres et sous-marins ont été utilisés pour répondre à l’environnement portuaire qui est particulièrement complexe. La direction de l’exercice a éprouvé les équipes terrestres et maritimes avec des scénarios complexes et denses : mines à terre et en mer, munitions non explosées, embarcations suicides et véhicules piégés, attaque de drone, découverte et destruction de laboratoire d’explosifs ennemis, etc.
La projection du groupe et le soutien sur zone ont été assurés par les bâtiments de surface, et notamment la Loire qui a déployé l’état-major tactique et ravitaillé les autres bâtiments.
L’accueil remarquable du port et de la ville de Port-Vendres et de l’ensemble des acteurs locaux à une nouvelle fois permis à l’état-major de guerre des mines et aux unités françaises et étrangères engagées de bénéficier de conditions d’entraînement très réalistes pour se préparer aux opérations futures.
[1] L’Armée de l’Air et de l’Espace a déployé une équipe démineur ainsi qu’une équipe médicale.
[2] Ce dernier, basé à Brest et intégré à la force aéromaritime de réaction rapide (FRSTRIKEFOR – French Strike Force), est dédié à la préparation et à la conduite d’opérations de lutte contre les mines à l’échelle nationale, multinationale ou OTAN.
[3] Le bâtiment de soutien et d’assistance (BSAM) Loire, les bâtiments-base de plongeurs démineurs (BBPD) Pluton et Acheron, la vedette de support à la plongée (VSP) Orphys.


