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NICE : Peste Porcine Africaine (PPA) – Point de situa…

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NICE : Peste Porcine Africaine (PPA) – Point de situation, renforcement des contrôles et mesures de vigilance à adopter

La peste porcine africaine (PPA), maladie des suidés (porcs et sangliers) est présente dans plus de la moitié des pays de l’Union européenne notamment en Italie.

Des cas dans la faune sauvage ont ainsi été trouvés à 55 km de la frontière franco-italienne, en Ligurie.
La France, jusque-là épargnée, reste très fortement exposée à un risque d’introduction de la maladie, par des viandes et produits à base de porc (charcuterie…) issus de pays infectés ou l’arrivée de sangliers sauvages contaminés.
Non transmissible à l’homme, cette maladie est un véritable fléau économique pour l’élevage (mortalité, interruption des échanges d’animaux vivants et de denrées) d’autant qu’il n’existe pas de vaccin. Sans danger pour l’Homme, la peste porcine africaine est contagieuse et mortelle pour les porcs et les sangliers. Le virus a une durée de vie longue, y compris dans la viande et la charcuterie.

Certaines mesures destinées à réduire les risques de contamination peuvent toutefois être prises :

• Les transporteurs internationaux : lors de leurs trajets, ils sont appelés à bien jeter les restes de leurs repas dans des poubelles fermées et prévues à cet effet, pour s’assurer que ces restes ne soient pas consommés par des sangliers. Dans le cas de transports de porcs, le nettoyage et la désinfection du véhicule est impératif après le déchargement.
• Les travailleurs saisonniers sont invités à jeter les restes d’aliments à base de porc dans des poubelles prévues à cet effet, et fermées.
• Les usagers de la nature, notamment les randonneurs, dont le parcours passe par l’étranger, sont également invités à jeter les restes d’aliments à base de porc dans des poubelles fermées et prévues à cet effet.
• Un appel à la vigilance est également adressé aux chasseurs, aux promeneurs et aux éleveurs de porcs ou de sangliers. Toute suspicion de maladie en élevage doit être signalée au vétérinaire ; tout sanglier découvert mort dans le milieu naturel doit être signalé à l’Office français de la biodiversité (OFB) et les fédérations départementales des chasseurs.

Dans les Alpes-Maritimes, la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) s’assure que les élevages ou détenteurs de porcins connaissent et mettent en place les règles
essentielles de biosécurité : empêcher les contacts entre les porcs et les sangliers, ne pas distribuer de reliefs de repas.
Une surveillance des territoires est organisée avec le prélèvement et l’analyse de cadavres de sangliers détectés dans la nature. La prévention contre cette maladie est l’affaire de tous, car une fois le virus introduit dans la faune sauvage, il est très difficile de l’éradiquer, encore plus dans un territoire escarpé et peu accessible.

Pour en savoir plus : https://agriculture.gouv.fr/peste-porcine-africaine-ppa-agir-pour-prevenir