PARIS : Philippine est cette jeune femme, belle comme le jo…
Partager :

PARIS : Philippine est cette jeune femme, belle comme le jour, et tuée par un Marocain sous OTF
Philippine est cette jeune femme, belle comme le jour, intelligente, brillante étudiante de troisième année à l’université de Paris-Dauphine.
Elle a été vue vivante pour la dernière fois vendredi dernier, à l’heure du déjeuner, en train de marcher paisiblement vers le bois de Boulogne, attenant à son université. Elle se rendait à une station du RER C, toute proche, pour se rendre dans les Yvelines, là où elle vivait, pour y retrouver sa fratrie et ses parents qui l’adoraient.
Elle l’ignorait mais elle marchait vers la mort. Elle était âgée de seulement 19 ans, elle ne demandait qu’à vivre et à être heureuse et pourtant le cours de son existence va brusquement s’interrompre sous le tragique et l’indicible.

Cette jeune femme faisait l’unanimité autour d’elle. Elle était réservée, respectueuse, très gentille, bienveillante et aimante des autres. Elle était sérieuse et travailleuse. Elle voulait réussir et pouvoir rendre fiers ceux qui l’aimaient. Elle était engagée au sein des scouts et guides de France et elle portait ces valeurs d’entraide et de solidarité qui les caractérisent. Elle était chrétienne et elle demeurait également engagée dans sa paroisse. Elle avait tout pour elle et elle a subi l’innommable.
Dans ce bois de Boulogne l’attendait ce Marocain âgé de 22 ans, sous OQTF, déjà condamné à seulement 7 années de prison pour viol en 2019.
Vous comprenez, il était encore mineur à l’époque et il avait donc bénéficié d’une mesure d’atténuation pénale correspondant à la moitié de la peine encourue pour un majeur.
Non, nous ne comprenons pas et nous ne voulons plus comprendre ! S’il était demeuré incarcéré alors Philippine serait encore vivante.
Mais comme si cela ne suffisait pas, un juge d’application des peines a sans doute estimé qu’il ne présentait aucune dangerosité et a donc décidé de le remettre en liberté. Ou alors il s’est agi de remises de peines automatiques pour lui permettre de violer à nouveau, le plus vite possible, puisqu’il n’y a plus de places disponibles pour incarcérer les criminels et les prédateurs, puisque les prisons n’ont jamais été construites ou presque. Et il a bien sûr recommencé.
Moins de cinq années de prison pour un crime ? C’est ça la justice pénale en France ? Oui, c’est ça ! C’est beaucoup plus laxiste qu’au Maroc, son pays d’origine. Il ne l’ignorait pas et il en a bien profité.
Il était entré en Europe via l’Espagne en juin 2019 grâce à un visa touristique, à l’âge de 17 ans. Il avait été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) du Val d’Oise, nourri, logé, blanchi, défrayé et quelques semaines plus tard, tel le loup dans la bergerie, il violait déjà sa première victime, une étudiante de 23 ans, à Taverny dans le Val d’Oise, qu’il laissait en vie.
Après moins de cinq années derrière les barreaux, en juin 2024, il sort de prison et il est placé dans un centre de rétention administrative (CRA) à Metz. Une juge des libertés et de la détention (JLD) ordonne sa libération le 3 septembre alors qu’il aurait dû être maintenu en rétention 15 jours de plus, dans la limite des trois mois autorisés par la loi. Honte à cette femme qui porte une responsabilité écrasante dans la mort de Philippine.
Il est assigné à résidence dans l’Yonne. Autrement dit, la justice lui fournit l’hôtel, tous frais payés, en attendant son hypothétique expulsion. Bien sûr, il ne respecte pas cette assignation puisque les conséquences sont nulles et qu’il ne risque pas une nouvelle rétention faute de places disponibles. Lorsque la France reçoit le fameux laisser passer consulaire émanant des autorités marocaines, laquelle rend enfin possible son expulsion du territoire, il demeure introuvable. La JLD avait ordonné sa remise en liberté le 3 septembre et le laisser passer consulaire a été reçu le 4 septembre ! S’il était demeuré en rétention 15 jours de plus, il aurait été expulsé et Philippine serait toujours vivante. Cela s’est joué à un jour près.
Il ne se trouve pas dans l’Yonne, il ne se trouve plus à Metz, il n’est pas dans le Val d’Oise, il se trouve dans le XVIème arrondissement de Paris, embusqué dans le bois de Boulogne. Il attend sa nouvelle proie. Ce sera Philippine.
Oui, elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Mais non, parce que les mesures d’atténuation pénale pour les mineurs imposées par Dupont-Moretti n’auraient jamais dû être adoptées. Il aurait dû faire 15 ans de prison, sans réduction de peine pour les criminels et pas un jour de moins. La durée de rétention en CRA devrait pouvoir être d’une année et non de trois mois, le temps d’obtenir les documents nécessaires à l’expulsion. Les politiques et les parlementaires qui nous gouvernent et nous représentent ont ici une responsabilité écrasante car c’est par la modification que la loi que nous arriverons à protéger ces jeunes femmes de ces prédateurs.
Philippine sera sauvagement violée, son corps sera retrouvé porteur de multiples coups et sévices. Elle sera assassinée et sommairement enterrée. Son assassin Taha O. s’est sans doute attaché à ne pas reproduire les « erreurs » inhérentes à son premier crime. Il l’a donc tuée pour qu’elle ne parle pas et il a sommairement dissimulé son corps. Il semble qu’elle soit morte par asphyxie. Il revient dès le lendemain, muni d’une pioche pour finir de l’enterrer.
Les enquêteurs de la brigade criminelle analysent les images de vidéo-surveillance, relèvent l’ADN du meurtrier présent sur le corps, analysent les fichiers FIJAIS (fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles) et obtiennent son identité. Ils analysent les appels téléphoniques et les dépenses associées à la carte bancaire de Philippine qui lui a été dérobée par son assassin. Il est vite retrouvé et interpellé par la BRI à la frontière franco-suisse.
Cette nouvelle affaire criminelle est à nouveau révélatrice de l’incapacité de ceux qui nous gouvernent à nous protéger. Elle met en évidence une nouvelle fois des dispositions pénales totalement dépassées et qui n’ont plus lieu d’être. Et elle souligne enfin et une nouvelle fois la responsabilité de magistrats qui n’ont jamais à répondre de leurs actes et de leurs décisions.
Quand cela cessera-t-il ? Quand les femmes et les enfants cesseront ils d’être les victimes de prédateurs et de barbares se prévalant de leur impunité, et toujours laissés libres de commettre l’horreur ?
Je l’affirme, nous avons besoin d’autres gouvernants et ceux qui sont au pouvoir continueront de ne rien faire. Taubira, Beloubet, Dupont-Moretti, Migaud… Tous les mêmes !
Une autre Philippine mourra dans les mêmes circonstances, dans quelques jours, à cause de ces gens là qui ne nous protègent pas. Puisque rien ne change c’est que rien n’est fait.
J’adresse au nom de notre communauté mes condoléances navrées et attristées à la famille de Philippine.
Force et Honneur,
Capitaine (ER) Hervé Moreau.

