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PARIS : Le sculpteur Ossip ZADKINE rencontre Amedeo MODIGLI…

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PARIS : Le sculpteur Ossip ZADKINE rencontre Amedeo MODIGLIANI, à la veille de la Première Guerre mondiale

Cette saison fait également la part belle à la découverte, de la création artistique moderne vietnamienne au musée Cernuschi, à l’œuvre de François Chifflart à la maison de Victor Hugo ou à la vie de Daniel Cordier au musée de la Libération.

La saison 2024/2025 de Paris Musées propose des dialogues remarquables dans les expositions Rodin-Bourdelle ou Modigliani-Zadkine et met à l’honneur des grandes figures de l’histoire de l’art telles que le peintre caravagesque Ribera au Petit Palais ou l’artiste Gabriele Münter – à qui le musée d’Art moderne consacre une première rétrospective – avec les créations de mode spectaculaires de Stephen Jones ou de Rick Owens au Palais Galliera ou avec la découverte du Paris d’Agnès Varda au musée Carnavalet.

Et s’interroge sur les évolutions et les bouleversements du monde en donnant à voir au MAM l’exposition L’Âge atomique. Les artistes à l’épreuve de l’histoire ou encore en explorant l’année révolutionnaire 1793/1794 au musée Carnavalet ou encore le mariage et la condition des femmes dénoncés par Balzac au 19e siècle.

Le sculpteur Ossip Zadkine (1888-1967) rencontre Amedeo Modigliani (1884-1920) à la veille de la Première Guerre mondiale : les deux jeunes artistes, tous deux habitués des bistrots de Montparnasse, partagent alors le «temps des vaches maigres» comme l’écrit Zadkine dans ses souvenirs. Celui que ses amis surnomment affectueusement «Modi» meurt prématurément en 1920, après avoir mené une vie de bohème tumultueuse et rencontré un succès tardif. Regroupant près d’une centaine d’œuvres – peintures, sculptures, dessins mais aussi photographies et documents, l’exposition fait se confronter la création de «Modi» et de Zadkine. Elle met en évidence les influences croisées des deux artistes, à travers les thèmes qu’ils ont chacun explorés: la figure humaine, la femme-cariatide et les portraits. Elle évoque la passion commune des deux artistes pour la sculpture, art auquel Modigliani renonce vers 1914 pour se consacrer entièrement à la peinture mais qui ne cesse ensuite d’influencer son œuvre.

La dernière section de l’exposition est consacrée au projet de temple à l’humanité, rêvé par Modigliani et jamais achevé. L’exposition bénéficie de prêts exceptionnels du Centre Pompidou et du musée de l’Orangerie, ainsi que des musées de Rouen et Grenoble. Elle s’accompagne d’un catalogue et d’une riche programmation culturelle (visites, cycle de conférences et une journée d’étude organisée avec l’INHA).