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PARIS : « Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse » pour la ré…

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PARIS : « Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse » pour la réouverture du musée Jacquemart-André

Découvrez en avant-première les nouvelles expos de cette saison.

Notez bien les dates pour être parmi les premiers à les visiter ! Comme vous le savez, les plus grandes expos sont souvent moins fréquentées au début car le bouche à oreille est encore assez limité. Cela vous évitera de longues files d’attente.

Nous attendions sa réouverture depuis plus d’un an. Après d’importants travaux, le Musée Jacquemart-André profite des dernières lueurs de l’été pour nous révéler un merveilleux décor fait de bois sculptés, de tapisseries anciennes et de dorures éblouissantes. Si le plafond peint par Tiepolo dans le luxuriant jardin d’hiver vaut à lui seul le coup d’œil, le véritable spectacle se passe à l’étage avec la présentation de tout nouveaux locataires… Caravage, Raphaël, Carrache, Bernin, Botticelli : pour la première fois de son histoire, une partie de la célébrissime collection de Scipion Borghèse voyage à l’étranger, quittant l’écrin de la Ville Éternelle pour celui de la Ville Lumière. Tiré de son sommeil, le Musée Jacquemart-André dévoile ainsi des trésors nationaux qui n’ont que très rarement été prêtés par le passé. Articulée autour d’une quarantaine de chefs-d’œuvre, cette fastueuse exposition oscillant sensiblement entre colorisme vénitien et imaginaire baroque, nous donne toutes les raisons de s’emballer pour l’audacieuse théâtralité maniériste de Véronèse, d’admirer la palette chaude et veloutée du Titien avant de s’éprendre de la douce Léda, épouse du roi déchu de Sparte Tyndare, d’après le polymathe Léonard de Vinci, incarnation parfaite du génie universel.

Focus sur… Une Sybille extatique

Scipion Borghèse a-t-il emprisonné Le Dominiquin pour le contraindre d’achever le portrait prophétique de cette Sybille ? Difficile à dire mais la légende raconte que le cardinal n’a pas hésité à retenir le peintre dans ses quartiers pour s’assurer de l’avancée de ses commandes… Toujours est-il que Le Dominiquin a soigné le portrait de la jeune prêtresse, apportant une attention toute particulière à son visage expressif, au jeu de textures et de drapés, combinant ainsi la grandeur baroque avec une certaine retenue classique héritée des Carracci.

Vite, je réserve mon billet !

SOURCE : Arts in the City.