SAINT TROPEZ : Paris-Match expose ses photos de cinéma dura…
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SAINT TROPEZ : Paris-Match expose ses photos de cinéma durant tout l’été
Sur la place Blanqui et le Square de Lattre de Tassigny, à Saint-Tropez, juste en face du Musée de la Gendarmerie et du Cinéma, sont exposés durant tout l’été et jusqu’à la mi-octobre, des grands et superbes tirages de photographies provenant pour la plupart des archives de Paris-Match.
Le journal a eu l’excellente idée, pour la deuxième année consécutive, sous l’impulsion du journaliste Jérôme Béglé, devenu en 2023 directeur de la rédaction du magazine, de montrer aux Tropéziens et aux touristes, les photos des acteurs et des réalisateurs qui ont participé à la renommée internationale de Saint-Tropez en prenant le village comme décor pour leur film.

Je suis toujours émue de voir des photos d’Alain Delon, de Romy Schneider, de Catherine Deneuve, de Brigitte Bardot, pour ne citer qu’eux, tout jeunes, heureux, souriants au succès, au soleil, à la vie, à la liberté, incarnant à merveille le charme de Saint-Tropez.
Je suis très fière aussi de voir exposée sur la place Blanqui une photo du film Les randonneurs à Saint-Tropez que j’ai co-écrit avec Eric Assous, hélas décédé, et mon mari, Philippe Harel, qui l’a également réalisé.
Les randonneurs à Saint-Tropez est la suite du premier opus Les Randonneurs que mon mari (j’adore dire mon mari… ) a écrit et réalisé, et dans lequel il joue aux côtés de Benoît Poelvoorde, le beau et adorable Vincent Elbaz, mon chouchou et acteur français préféré après mon mari qui refuse tous les tournages, Géraldine Pailhas et Karin Viard. Deux comédies qui repassent régulièrement à la télévision que les spectateurs voient et revoient avec toujours autant de plaisir.
Un film, comme disait Benoît Poelvoorde dans les interviews, que j’ai initié. En effet, les acteurs, les comédiennes, les producteurs, TF1, désiraient fortement une suite au succès des Randonneurs, mais pas mon mari que je ne connaissais pas encore. Dès notre rencontre, je lui ai parlé de mon amour pour Saint-Tropez. Et quand j’ai vu la forte insistance autour de cette suite, j’ai réussi à le convaincre que Saint-Tropez serait l’écrin idéal.
Le tournage s’est déroulé en mai et juin avec régulièrement plus de deux cents figurants, des scènes sur le port, une aussi à la boulangerie Les deux frères (qui fait les meilleures tartes tropéziennes du golfe… ), des reconstitutions d’embouteillages et également du restaurant Le Club 55 pour lesquelles mon vieil ami Patrice de Colmont nous avait prêté ses assiettes, nappes et matelas de plage, afin que tout soit authentique et identique, et aussi deux semaines de tournage en mer. Sur l’eau, c’était une véritable armada avec pas moins de deux yachts, un mini remorqueur pour les remettre toujours dans le même axe afin qu’ils soient raccords, un catamaran pour faire déjeuner l’équipe, un voilier pour la presse et la production, une immense barge pour poser les caméras, le chef-op et son équipe, afin de filmer Philippe et ses quatre acteurs lorsque ceux-ci nageaient, ainsi qu’une quinzaine de youyous qui faisaient la navette entre tous les bateaux et la terre. C’était très spectaculaire. Dommage, je n’avais pas encore ma chaîne YouTube Marcelline l’aubergine, sinon je suis sûre que ma petite Marcelline aurait adoré filmer le professionnalisme et l’exigence de tous les chefs de poste et assistants de mon mari (vous avez vu, j’adore dire mon mari…). C’était fabuleux. Même des dauphins curieux et férus de cinéma sont venus nous saluer un matin !
Et puis c’était un bonheur d’écrire avec mon mari et Eric, et de donner vie à mes souvenirs du Saint-Tropez que j’ai connu, et aussi de jouer dedans, même si c’est un tout petit rôle !
Sylvie Bourgeois Harel.


