LE LAVANDOU : François de CANSON signe les chartes d’…
Partager :

LE LAVANDOU : François de CANSON signe les chartes d’engagement « pour des plages de caractère en Méditerranée »
Ce mercredi 10 avril, Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, était représenté par François de CANSON, Vice-Président de la Région en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention des risques majeurs, dans le cadre de la signature des chartes d’engagement « pour des plages de caractère en méditerranée » au Lavandou.
Il était aux côtés de Gil BERNARDI, Maire du Lavandou, Vice-Président de la Communauté de Communes Méditerranée Porte des Maures, Président du Syndicat des Communes du Littoral Varois, de Philippe MAHÉ, Préfet du Var et de tous les maires des communes signataires.
Ensemble, ils ont procédé à une signature symbolique de la charte d’engagement. Ainsi, il est proposé à tous les maires des communes littorales signataires de s’engager à maintenir les banquettes de posidonies le plus longtemps possible sur leurs plages. A ce jour, 17 communes du littoral de la région Sud sur 41 et Toulon Provence Métropole sont signataires de cette « Charte d’engagement pour des Plages de caractère en Méditerranée ».
La Région sud s’engage pour la préservation des banquettes de posidonie
Discours de François de CANSON,
Vice-Président de la Région en charge du développement économique, de l’attractivité,
du tourisme et de la prévention des risques majeurs
Signature des chartes d’engagement pour des plages de caractère en Méditerranée
Mercredi 10 avril 2024
Bienvenue en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, territoire maritime par excellence.
1000 kilomètres de côtes, 3 métropoles littorales, 65 communes littorales, 350 sites de baignades et 70% de nos 5 millions d’habitants concentrés sur une bande côtière large de 25 km.
La première région maritime de France, avec ses 147 ports, ses 60.000 anneaux à flot, 450 associations et clubs nautiques, 1ère région pour le yachting, 1ère région d’accueil de croisières, 1er port militaire d’Europe… mais surtout une région riche de ses 125 000 emplois liés à la mer et ses loisirs.
Ceci étant posé la gageure et Monsieur le Préfet connait bien le sujet, c’est gérer la multiplicité des usages et leur hétérogénéité, limiter les conflits d’usage qui en découlent et protéger cette mer
d’exception.
Pour mémo notre Méditerranée héberge 8% de la biodiversité mondiale et 8 espèces de mammifères marins.
53% de notre littoral est protégé notamment par deux parcs nationaux marins (Calanques et Port-Cros), avec le sanctuaire de Pelagos jusqu’en Italie, la création d’un parc marin en Camargue, de
nombreuses zones Natura 2000 et des sites du Conservatoire du littoral.
Tous ces espaces protégés permettent de suivre l’évolution de la biodiversité marine, de préserver les espèces, favoriser ainsi la ressource halieutique tout en informant les publics.
Mais nous pouvons faire encore plus pour nous montrer dignes de cet héritage.
Je suis heureux d’être vice-président aux risques et au tourisme dans une région où son président prône une ECOLOGIE DE CROISSANCE – sans jamais opposer développement économique et
préservation de l’environnement.
C’est le leitmotiv de ce qui nous réunit aujourd’hui et je vous remercie de vous être engagés si vite pour cette cause.
Des plages de caractère en Méditerranée…l’érosion côtière, le recul du trait de côte…et la place des posidonies dans l’éventail des réponses.
Nous maires et élus de communes du littoral savons ce que représente ce que certains qualifient « d’économie du sable ». Et merci Gil, président des communes du littoral varois de nous accueillir ce matin.
Dans les années 70, de nombreux aménagements littoraux gagnés sur la mer (ports de plaisance, plages artificielles, aéroport) ont contribué à la destruction des fonds marins et des herbiers de
posidonies notamment sur le littoral de la région Sud.
La posidonie est une espèce endémique de Méditerranée. Ces herbiers jouent un rôle fondamental puisqu’ils servent de nurseries et de frayères pour les poissons et de nombreuses espèces marines. Ils stockent trois fois plus de carbone qu’une forêt tropicale, atténuent la houle, préservent les plages de l’érosion.
Aussi, les feuilles de posidonie qui tombent à l’automne s’accumulent sur les plages tout au long de l’hiver et permettent de protéger le sable, capital touristique de l’économie balnéaire, des coups de vent et de l’érosion.
Dans les années 90, conscients de la destruction de ces habitats majeurs de nombreuses aires marines protégées ont été mises en place pour restaurer les fonds marins et préserver la biodiversité.
Les consciences ont beaucoup évolué ces dernières années. Les élus locaux sont fortement mobilisés pour la préservation de leur littoral. C’est la raison pour laquelle la Région Sud a décidé de se mobiliser encore plus fortement à leurs côtés.
Au-delà des investissements pour les ports de plaisance ou du plan Escale Zéro Fumée dans lequel la Région a engagé 23 millions d’euros, ce sont 4 Millions qui sont investis annuellement pour
l’accompagnement des stratégies littorales des collectivités en vue de leur adaptation au changement climatique.
Et nos posidonies là-dedans ?
Pour garder les herbiers de posidonie en bon état écologique, la Région co-finance des mouillages organisés pour limiter l’impact des ancres sur les herbiers. La meilleure illustration est en face de nous à Port Cros.
La Région est à l’initiative depuis plusieurs années de deux campagnes d’envergure régionale :
– la campagne Ecogestes Méditerranée en mer pour expliquer aux plaisanciers le rôle de ces herbiers et la nécessité de jeter son ancre de préférence dans des zones sableuses ;
– la campagne Inf’Eau Mer sur les plages pendant la saison estivale pour informer sur différentes thématiques qui se renouvellent chaque année : les déchets plastiques, les économies d’eau avec les douches sur les plages, la biodiversité marine et bien sûr, le rôle des herbiers et banquettes de posidonies.
Cet été comme l’été dernier une trentaine de jeunes de la Garde régionale marine seront un appui complémentaire à toutes ces actions.
Agés de 16 ans ou plus, passionnés de nature et de biodiversité, ils ont été affectés aux différentes aires marines protégées du territoire. Formés à la réglementation, aux règles de navigation et de
mouillage et aux techniques de communication, ils surveillent, en binômes, les plans d’eau et le littoral pour signaler les comportements à risque.
Sur une embarcation, ils patrouillent pour surveiller les activités nautiques et informer les visiteurs, toujours plus nombreux, de la fragilité des écosystèmes marins. En allant à la rencontre du public, ils permettent aux visiteurs de mieux connaitre le territoire et de mieux comprendre la nécessité de le protéger.
Ce dispositif est entièrement financé par l’Europe.
La Région Sud va encore plus loin et a choisi de s’engager pour lutter contre l’érosion des plages.
C’est l’Europe encore qui via le projet Interreg Med PosBeMed dont la Région Sud était partenaire, a permis de travailler en collaboration avec nos voisins méditerranéens pour créer la Charte
d’engagement « Pour des plages de caractère en Méditerranée ».
Il est proposé à tous les maires des communes littorales de s’engager à maintenir les banquettes de posidonies le plus longtemps possible sur leurs plages. Ce en complément des actions classiques de sensibilisation pour maximiser l’acceptabilité sociale.
C’est simple, soit nous avons des banquettes sur les plages et nous gardons nos plages et donc nos activités balnéaires ; soit nous perdons tout.
L’enjeu n’est donc pas tant l’information, même si un travail constant de diffusion de fond reste nécessaire, que la capacité à agir.
En somme, idéalement, maintenir les banquettes jusqu’à début mai, après les coups de vent de l’équinoxe du printemps fin mars et les saints de glace début mai. Cela évite de déployer des aides
d’urgence.
A ce jour, 17 communes du littoral de la région Sud sur 41 et TPM sont signataires de la « Charte d’engagement pour des Plages de caractère en Méditerranée », le premier signataire étant notre ami le maire de Beaulieu Roger Roux.
C’est en faisant preuve d’anticipation que nous avancerons – pour nos territoires littoraux, secteurs à forte valeur écologique et moteurs incontestables de l’économie touristique qu’ils convient de
valoriser et de préserver à long terme.
Je reste convaincu que c’est la force du collectif, la volonté de travailler ensemble qui nous fera réussir.
Belle saison à tous !


