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PARIS : Améliorer le recueil de données des filières biolog…

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PARIS : Améliorer le recueil de données des filières biologiques

L’agriculture biologique repose sur des pratiques privilégiant la préservation de la biodiversité, des ressources naturelles, et le bien-être animal.

Elle favorise l’utilisation de substances et de produits naturels ainsi que des procédés agricoles et agroalimentaires non polluants, respectueux des éco[1]systèmes et des animaux.L’agriculture biologique est intégrée aux signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine. Depuis 1991, l’encadrement de ce signe par une réglementation européenne réserve l’utilisation du logo bio européen et de la marque AB aux seuls produits issus de ce mode de production. En 2022, une version révisée du règlement européen est entrée en vigueur, encadrant les règles relatives aux productions végétale et animale, à la transformation agroalimentaire et à l’étiquetage des produits biologiques. Des contrôles annuels réalisés par les organismes de contrôle indépendants garantissent le respect de la réglementation.

En France, changement d’échelle de l’agriculture biologique

Depuis 2015, l’agriculture biologique a connu une accélération marquée, avec une croissance annuelle à deux chiffres de la surface agricole biologique jusqu’en 2021. Il est rappelé que l’objectif inscrit dans le plan stratégique national de la politique agricole commune est de 18 % de surface agricole utile (SAU) conduite en agriculture biologique à horizon 2027.En 2022 la surface agricole biologique atteint près de 2,9 millions d’hectares, représentant 10,7 % de la SAU française. La France s’est à nouveau placée à la 1ère place européenne en matière de surface agricole biologique.

Le marché des produits biologiques a connu une croissance significative, passant de moins de 4 milliards d’euros en 2010 à plus de 13 milliards en 2020, pour atteindre 12 milliards d’euros en 2022. Déséquilibres et difficultés conjoncturelles des filières biologiques (2021-2023). Si les surfaces biologiques progressent, les filières biologiques rencontrent depuis 2021 des difficultés économiques. En 2022, le marché alimentaire biologique à domicile a subi une baisse de 4,6 % par rapport à 2021, et s’établit à 12,1 milliards d’euros, soit 6 % du marché alimentaire total. Certains facteurs structurels et conjoncturels ont exacerbé ces déséquilibres : augmentation des coûts de production due à la crise du COVID-19 et à la guerre en Ukraine, inflation, baisse de confiance des consommateurs, changement de comportement alimentaire des ménages français, surproduction.

Consolider et développer des filières biologiques résilientes et ancrées dans les territoires

Action 2 // Améliorer le recueil de données de l’amont et de l’aval des filières biologiques en s’appuyant de manière accrue sur les organisations interprofessionnelles

Pour renforcer la connaissance et le pilotage de la bio, l’amélioration du recueil des données filières biologiques est un préalable indispensable. Cette action vise à recenser et à agréger les données existantes, avec la collaboration de tous les acteurs de la bio, notamment les organisations interprofessionnelles. L’objectif est de créer un panorama complet du secteur et d’anticiper son évolution. Une attention particulière est accordée à la qualité des données, avec une réflexion sur leur amélioration et la mobilisation pour combler les lacunes identifiées. La mise en place d’un tableau de bord des données de la bio, accompagné d’une analyse, se base sur une cartographie des sources de données réalisée par l’Agence Bio, qui s’appuiera notamment sur les travaux de l’Observatoire de formation des prix et des marges (OFPM), ainsi que sur les indicateurs de références de coûts de production et de prix de revient bio développés par les organisations interprofessionnelles.