APREMONT : Les élèves sont en danger dans le village !
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APREMONT : Les élèves sont en danger dans le village !
Apremont, un si joli petit village rural, situé au sud de l’Oise de 650 habitants, se débat corps et âme dans une effroyable tourmente.
Il vient d’être frappé par la sanction de la carte scolaire appliquée froidement par le rectorat d’académie. Son école communale composée de 3 classes (une de maternelle et deux de primaire) à multi-niveaux va être amputée de l’une d’elle. Ce n’est pas viable ! Elle va mourir !
L’excellence du niveau scolaire, connu et reconnu, de cette petite école n’est nullement pris en compte. Cette mutilation l’entrainera dans le gouffre du nivellement par le bas. Alors, elle, avant dernier bastion de notre république, disparaitra inexorablement sous le joug des statistiques souvent infligé à la ruralité.
Elle, fierté de notre petite cité rurale crie : Au secours ! Elle nous appelle, elle nous supplie de l’aider. Les cris de ses enfants ne peuvent pas, ne doivent pas disparaitre de notre environnement sonore. Ce terme d’environnement résonne très fort dans leurs petits cœurs familiers du cadre scolaire calme, bucolique, aux accès sécurisés par des sentes piétonnes, avec une cantine leur permettant de se restaurer devant une forêt.
L’excellence et L’école à taille humaine ! Quel privilège ! Patrimoine en danger !
Début février, après l’annonce (via un courriel) de la sentence par l’inspecteur d’académie telle un couperet, digne d’une exécution, toute la cité est en émoi ! Elle n’y croit pas ! Ce n’est pas possible ! Le maire, son conseil municipal, l’association des parents d’élèves (APEIA), tous les parents d’élèves et tous les apremontois stupéfaits, abasourdis, déconcertés, décident de se lever et de résister. Ils s’organisent, ils déploient et affichent leur mécontentement.
Le 13 février, malgré un temps maussade, nombreux se rassemblement à 16h devant l’école pour clamer leur anxiété, leur affolement et leur détermination avant la sortie des enfants qui arrivent, encore fiers de leurs déguisements de mardi gras. Ils sentent, ils savent et manifestent également leur attachement à leur petite école avec leurs petits slogans : » Touche pas à ma maîtresse ! ».
Tous réunis nous souhaitons, nous supplions, nous implorons que le rectorat annule sa sanction et nous rende nos enfants et notre école pour que la vie reprenne paisiblement.
Le 16 février, la sentence tombera officiellement !
Nous avions été avisés le 7 février. 9 jours pour nous permettre de réagir !


