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PARIS : L’emploi salarié à la fin de l’année 20…

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PARIS : L’emploi salarié à la fin de l’année 2023

L’AlerteEco d’Asterès sur l’emploi salarié à la fin de l’année 2023.

Stabilisation de l’emploi salarié fin 2023

L’emploi salarié stagne par rapport au trimestre précédent et connait une légère hausse en glissement annuel (+0,5%).
Cette stagnation intervient dans un contexte de contraction de l’activité liée à la baisse des aides de l’état et à l’incertitude des entreprises privées concernant l’année à venir.
◼ L’emploi salarié est stable au 4ème trimestre 2023 avec 8 300 emplois en moins (0,0 %). Cela fait suite à la très légère hausse du trimestre précédent (+0,1 %) qui avait contribué à la création de 30 700 emplois. En glissement annuel, la hausse est de +0,5 % par rapport à la situation au 4ème trimestre 2022, occasionnant la création de 113 800 emplois sur l’année passée.

 Entre tous les secteurs, l’emploi salarié privé industriel réalise la meilleure performance avec +0,3 % par rapport au trimestre précèdent soit une création nette de 9 600 emplois. Cela s’inscrit dans la dynamique du 3ème trimestre ou plus de 11 000 emplois avaient déjà été créés. Ce secteur a rattrapé puis dépassé son niveau d’avant crise de 2,6% (82 900 emplois créés depuis la fin 2019).
 La plupart des autres secteurs marquent le pas, c’est le cas du tertiaire marchand, qui après une hausse de 0,3% au 3ème trimestre, connait une légère diminution (-0,1%). En glissement annuel, les secteurs de la construction et de l’agriculture ne dépassent pas leur niveau de la fin 2023 avec des baisses de 0,7 % et 1,5 % respectivement.
 L’emploi intérimaire poursuit sa baisse au 4ème trimestre 2023 (-1,6 %). Sur l’année écoulée, l’emploi intérimaire recul de 7,0 % soit 56 700 emplois en moins. Cette baisse fait écho aux incertitudes qui entourent les évolutions du marché de l’emploi pour l’année à venir.

◼ La fin du « quoi qu’il en coûte » couplée à une contraction de la croissance en 2023 (+0,8 %) créer les conditions d’une frilosité des entreprises françaises à s’engager dans une démarche de création d’emploi. De plus, l’effet de rattrapage post-Covid ne joue presque plus sur l’activité qui stagne en cette fin d’année.
 L’objectif de plein emploi promis par le gouvernement d’ici à la fin du quinquennat semble compromis. La stagnation de l’emploi salarié s’expliquerait entre autres par le rétablissement partiel de la productivité du travail qui avait connu d’importantes pertes depuis 2019.
 Les prévisions concernant l’évolution du PIB de l’ordre de +0,2 % au premier comme au deuxième trimestre 2024, ne sont pas de nature à encourager l’emploi salarié. L’on peut s’attendre à une perpétuation de cette situation de stagnation dans les prochains mois.
 L’arrêt des subventions étatiques à la suite de la relance post-Covid contribue également à la stagnation de l’activité. L’effet apprentissage s’atténue progressivement.
 Le taux de chômage devrait augmenter dans les mois à venir, notamment compte tenu d’une hausse anticipée de 0,6% de la population active liée au décalage de l’âge de départ a la retraite.

Elie KRUK
économiste.