NEW YORK : Les Palaos en tête dans la « course à la ratific…
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NEW YORK : Les Palaos en tête dans la « course à la ratification »
La High Seas Alliance salue la performance des Palaos, premier pays à ratifier le traité sur la Haute Mer.
La High Seas Alliance félicite les Palaos, qui deviennent aujourd’hui le premier État à ratifier officiellement le traité historique des Nations Unies sur la Haute Mer, et elle encourage vivement les autres pays à intensifier leurs efforts dans cette course à la ratification1.
« Nous félicitons les Palaos d’être le premier pays au monde dans la course à la ratification du traité sur la Haute Mer. Par cette ratification, le président Surangel Whipps Jr et le Congrès des Palaos démontrent l’engagement de leur pays à rétablir la bonne santé de l’océan, pour qu’il continue à faire vivre des milliards de personnes dans le monde et à nous protéger contre les pires impacts du changement climatique », déclare Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance. « Nous espérons que cette ratification incitera d’autres pays2 à redoubler d’efforts pour ratifier le traité sans plus tarder et permettre ainsi une entrée en vigueur la plus rapide possible. »
« En devenant le premier pays à officiellement ratifier le traité sur la Haute Mer, les Palaos montrent l’exemple au continent du Pacifique bleu et au monde entier. Ils contribuent ainsi à la protection et à la conservation de cet océan qui joue un rôle central dans le mode de vie des populations du Pacifique », explique Olive Vaai, coordinatrice régionale de la High Seas Alliance pour l’Océanie et le Pacifique.
La Haute Mer — c’est-à-dire la partie de l’océan située au-delà des frontières maritimes des États — couvre la moitié de la planète, abrite la biodiversité la plus riche au monde et participe de façon essentielle à la régulation de notre climat en absorbant environ 30 % du CO2 produit par l’humanité chaque année. Cette vaste zone de l’océan soutient des écosystèmes qui figurent à la fois parmi les plus importants et les plus gravement menacés sur Terre. Or, les carences de sa gouvernance l’ont rendue de plus en plus vulnérable à la surexploitation. À l’heure actuelle, seul 1,5 % de la Haute Mer est protégé.
Dès que 60 pays auront ratifié le traité sur la Haute Mer, il entrera en vigueur et deviendra le premier instrument international au monde à imposer la conservation et la gestion de la vie marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales. Cela permettra d’établir des aires marines protégées en Haute Mer et de réglementer les activités potentiellement destructrices au moyen d’évaluations complètes de leur impact sur l’environnement.
Depuis que l’Assemblée générale de l’ONU a ouvert le traité sur la Haute Mer à la signature en septembre 2023, 84 États membres de l’ONU l’ont signé, manifestant ainsi leur intention de le ratifier2. La High Seas Alliance et ses membres collaborent avec les États pour atteindre le seuil des 60 ratifications nécessaires à l’entrée en vigueur du traité avant la Conférence de l’ONU sur l’océan qui se tiendra à Nice en 2025.
Il est crucial que le traité sur la Haute Mer puisse porter ses fruits dans l’eau si nous voulons atteindre les objectifs internationaux permettant de lutter contre les crises du climat et de la biodiversité, et notamment la protection de 30 % des terres et mers de notre planète d’ici 2030 telle que fixée par le Sommet mondial de l’ONU sur la biodiversité en décembre 2022.


