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RAMATUELLE : De l’argile verte à Sacha GUITRY

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RAMATUELLE : De l’argile verte à Sacha GUITRY

Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la santé ? Socrate.

Ce matin, lorsque j’ai commencé à rédiger ma newsletter de la semaine, j’ai recherché sur Internet une phrase de Sacha Guitry que mon mari me cite souvent, pour ne pas dire très souvent, lorsque j’ai un petit mal quelque part, un minuscule bobo, à l’épaule, au bras, au ventre, à l’âme aussi parfois, heureusement, c’est toujours bénin, mon mari me fait alors une bouillotte ou me questionne ou me plaint et surtout me fait rire en citant une réplique du grand Sacha dans sa pièce Faisons un rêve : « Les femmes ont toujours quelque chose, c’est vrai, on dirait qu’elles ont plus d’organes que nous. »

C’est ainsi qu’en voulant écrire sur les bienfaits de l’argile verte que m’a conseillé de boire Bernadette, ma chère amie de Ramatuelle, qui vend avec son amoureux Alexandre, au travers de leur site Mama Grana, du riz, du petit épeautre, des lentilles, des pâtes, du chocolat…, provenant uniquement de paysans qui cultivent sans pesticides, ni produits chimiques et de façon artisanale et censée, garantissant ainsi une grande et solide qualité nutritionnelle, je me suis souvenue de mes bonheurs de lecture avec Sacha Guitry qui a longtemps été le compagnon de mes nuits lorsque je prenais des cours de théâtre chez Jean-Laurent Cochet, à Paris. J’apprenais par cœur ses pièces, ne dormant presque pas, me levant au petit matin pour aller faire mon footing quotidien, remplie de ses phrases et de ses répliques si drôles, si lucides, si percutantes, cruelles aussi parfois, mais comme avait dit mon mari dans une interview sur France-Inter : « Si la drôlerie n’est pas désespérée, elle est moins efficace », et en parlant de moi, il avait ajouté (mon mari, pas Guitry) : « Depuis que je connais ma femme, ça me fait chier de mourir ! »

Parmi ses citations (de Guitry, pas de mon mari), mes préférées sont : « Tu es aussi peu possible la femme qu’il me faut c’est bien tentant », « Il vaut mieux aimer qu’être aimé c’est plus sûr ! », « J’ai appris à aimer certains hommes par le mal que j’en avais entendu dire par d’autres hommes que je n’aimais pas », « Deux femmes finiront toujours par se mettre d’accord sur le dos d’une troisième », « – Je t’aime. – Moi aussi, je m’aime. », « Il y a certaines bêtises que j’ai faites uniquement parce que je savais que ce serait amusant de les raconter », « Du jour où j’ai compris quels gens j’exaspérais, j’avoue que j’ai tout fait pour les exaspérer », « On n’est guère critiqué que par les gens qui nous envient »

Et aussi : « Tout le talent de l’acteur consiste à faire éprouver aux spectateurs des émotions qu’il ne ressent pas lui-même ». Une phrase que je pourrais reprendre à mon compte en parlant de mon métier d’écrivain, en effet, dans mes textes et romans, je travaille à faire éprouver aux lecteurs des émotions qu’ils ne ressentent pas forcément ou, s’ils leur arrivent de les ressentir, à mettre des mots dessus afin qu’ils puissent les accepter, se comprendre et parfois aussi mieux s’aimer malgré les reproches qu’ils peuvent se faire. C’est pour cela que j’aime écrire sur l’intime et l’amour. Car il n’y a rien de rationnel dans l’intime et l’amour, tout est finesse et précision. Et puis, même si, hélas, je ne peux pas changer la force du monde qui fonce trop souvent vers la malveillance, les guerres, la jalousie, les haines, mais avec mes mots, je peux ouvrir le cœur de certaines personnes qui en prenant conscience de la valeur de la vie, auront peut-être envie d’aller vers une grande joie et un désir de paix.

Sylvie

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Marcelline l’aubergine une chaîne YouTube de Sylvie Bourgeois