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PARIS : ADEME – « Sobriétés et modes de vie »

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PARIS : ADEME – « Sobriétés et modes de vie »

Pour atteindre les objectifs de neutralité carbone et prendre en compte les limites planétaires, une transformation profonde des modes de vie, de consommation et de production doit être engagée.

Alors que jamais autant de ressources, de matières premières et d’énergie n’ont été consommées, l’ADEME choisit d’approfondir la notion de préservation des ressources.

A l’approche des temps forts commerciaux de fin d’année qui interviennent dans un contexte économique inflationniste, et face à la nécessité de préserver les ressources, les impacts de la consommation sont au cœur des préoccupations sociales et environnementales. Achats de nécessité, coups de cœur, pression sociale… Entre 1960 et 1990, la consommation de produits par personne a été multipliée par trois, participant à l’épuisement des ressources naturelles ainsi qu’à la pollution des eaux, de l’air, des sols. Face à ce constat, l’ADEME a souhaité lancer un nouveau baromètre d’opinion intitulé “ Sobriétés et modes de vie”.

Les premiers résultats, publiés aujourd’hui, sont riches d’enseignement :

– Si la sobriété est une notion connotée plutôt positivement et qu’une majorité de Français se montrent critiques vis-à-vis de nos pratiques de consommation …

– La grande majorité d’entre eux ne semble toutefois pas se reconnaitre dans la figure de l’hyper-consommateur, et se sent donc peu concernés par les pratiques excessives qui y sont liées.

– Pour autant, les Français semblent prêts à imposer davantage de règles en matière de consommation : produits réparables et solides, interdiction de certains produits, privilège aux filières locales, etc.

Repenser ses besoins, réfléchir à ses actes d’achat sont les premiers pas vers des pratiques plus sobres au quotidien, qui à long terme contribuent à préserver les ressources et relever le défi climatique. C’est pourquoi le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et l’ADEME lancent une nouvelle campagne de sensibilisation intitulée “Posons-nous les bonnes questions avant d’acheter”.

Le premier volet, dévoilé aujourd’hui, cible les consommateurs pour les faire réfléchir à leurs habitudes de consommation et livrer des conseils et outils pour agir. Mais la transition écologique doit s’inscrire dans une dynamique collective qui repose également sur des stratégies d’entreprises et des politiques publiques ambitieuses. A cet effet, d’autres volets de la campagne, à destination des professionnels et des collectivités locales, seront déployés dans les mois à venir. « La préservation de notre modèle de société dans un contexte de dérèglement climatique impose une transition vers plus de sobriété et impose de trouver un chemin vers une économie plus circulaire. C’est ma conviction la plus profonde et la vision que je porte depuis que je suis en charge de ce sujet au sein du Gouvernement. Pourquoi cette révolution de la sobriété et de l’économie circulaire est une nécessité absolue ? D’abord, bien sûr, pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte sur les ressources de la planète.

Les émissions de carbone associées à la fabrication des matériaux et des biens de consommation représentent 45% de nos émissions. Avec le levier de l’économie circulaire nous pouvons donc agir sur 45% de notre empreinte carbone. Avec la campagne lancée par l’ADEME, ce jour, nous assumons ce combat pour un récit différent. Un récit qui n’est pas un récit de culpabilisation, mais de solution. Un récit qui n’est pas de décroissance, mais de sobriété et d’économie circulaire. Un récit qui assume de dire : ce que l’on a déjà, avec les bons outils, peut parfois être suffisant. » – Christophe Béchu, Ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires « Pour l’ADEME, l’enjeu d’une démarche de sobriété est de construire un nouvel équilibre pour les filières économiques respectueuses des ressources planétaires, et qui soit créateur de valeur, d’emploi et de qualité de vie. Une démarche de sobriété permet d’atteindre cet équilibre : c’est un véritable levier de résilience et d’adaptation. » – Sylvain Waserman, Président de l’ADEME