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NICE : Bien-être animal – L’association PAZ se…

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NICE : Bien-être animal – L’association PAZ se mobilise contre la vente de crabes vivants chez Decathlon

L’association PAZ organise ce samedi des actions de sensibilisation devant deux magasins Decathlon à Nice pour dénoncer la vente de crabes vivants.

L’association de protection animale PAZ (Projet Animaux Zoopolis) organise ce samedi 25 juillet deux actions de sensibilisation à Nice, d’abord à 11h aux abords du Decathlon de Lingostière, puis à 14h30 devant celui du centre commercial TNL. Des militants et bénévoles distribueront des tracts et brandiront des panneaux pour demander aux deux enseignes de cesser la vente de crabes vivants, utilisés comme appâts pour la pêche au vif.

Cette mobilisation vise à informer les clients sur une pratique jugée cruelle par l’association, qui affirme que les animaux sont vendus dans le rayon « pêche de loisir » sans que leur destination ne soit toujours comprise par le grand public.

Des conditions de détention qualifiées de « maltraitance »

Selon PAZ, les magasins Decathlon de Nice Lingostière, Nice TNL, Cannes-Mandelieu et Antibes commercialisent des crabes vivants depuis au moins 2019. L’association affirme avoir mené des contrôles entre avril et juin 2026, révélant des conditions de détention relevant de la « maltraitance animale ». Elle cite notamment le cas du magasin d’Antibes où, lors d’une visite, « pas moins de 12 crabes étaient morts, exposés sur le dos en attendant d’être jetés à la poubelle ».

Forte de ces constats, l’association a saisi la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) des Alpes-Maritimes le 22 juin dernier. Dans son signalement, PAZ dénonce des « espaces étroits et sales », incompatibles avec le bien-être des crabes, animaux décrits comme « sauvages, doués de sensibilité, solitaires et territoriaux », qui ont besoin de s’enfouir dans du sable, une condition non remplie en magasin.

La pêche au vif, une pratique « barbare » en ligne de mire

L’association dénonce plus largement la pêche au vif, une technique consistant à utiliser un animal vivant comme appât. « Transpercé vivant avec un hameçon puis jeté à l’eau pour attirer un poisson carnassier, l’animal peut agoniser de longues minutes voire des heures », explique PAZ, qui qualifie cette pratique de « torture physique et psychologique ». Elle rappelle que cette méthode est déjà interdite dans plusieurs pays européens, comme l’Allemagne et la Suisse.

« Les poissons et les crabes vendus par Decathlon sont destinés à être torturés pour amuser des pêcheurs. Il est scandaleux que Decathlon alimente cette pratique barbare qu’est la pêche au vif. Torturer des animaux n’est ni un sport, ni un loisir », dénonce Amandine Sanvisens, co-fondatrice de PAZ.

Un combat à l’échelle nationale

La mobilisation niçoise s’inscrit dans une campagne nationale de plus grande ampleur. PAZ a lancé une pétition nationale qui a recueilli plus de 18 000 signatures et soutient plus de 80 pétitions locales ciblant des magasins spécifiques à travers la France. Selon l’association, cette pression citoyenne a déjà porté ses fruits : plusieurs dizaines de magasins, comme ceux de Carcassonne, Foix, ou encore plus récemment Trans-en-Provence, ont cessé de vendre des appâts vivants. Le débat s’est également invité sur le terrain politique. En 2024, une proposition de loi visant à interdire la pêche au vif a été déposée à l’Assemblée nationale par le député Gabriel Amard (LFI – NFP) et cosignée par une soixantaine de parlementaires de trois groupes politiques différents.

L’association PAZ (https://zoopolis.fr/) espère que ses actions continueront de faire progresser la cause jusqu’à une interdiction totale.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).