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NICE : Sécheresse – 43 communes des Alpes-Maritimes désormais sous restriction d’eau

Face à une sécheresse qui s’aggrave, la préfecture étend les restrictions d’usage de l’eau à 43 communes du département dès le 25 juillet.

La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé ce vendredi un net durcissement des mesures de lutte contre la sécheresse. En raison d’une « dégradation aggravée » de la ressource en eau au cours du mois de juillet, treize nouvelles communes rejoignent le dispositif de restriction, portant leur nombre total à 43 à compter du samedi 25 juillet 2026. L’objectif est de préserver les ressources et d’assurer un usage partagé et solidaire sur l’ensemble du territoire.

Trois niveaux d’alerte, des contraintes graduées

La situation impose une gestion différenciée selon les bassins versants, avec trois niveaux de gravité :

24 communes en alerte : Ce niveau concerne principalement les bassins de la Siagne amont (Grasse, Peymeinade, Le Tignet), de la Siagne aval (Cannes, Le Cannet, Mougins, Mandelieu-la-Napoule) et du Loup (Valbonne, Le Bar-sur-Loup, Le Rouret). Les mesures incluent l’interdiction de l’arrosage des jardins, espaces verts et golfs entre 8 heures et 20 heures, ainsi que l’interdiction du lavage de voiture à domicile et du remplissage des piscines privées.

14 communes en alerte renforcée : Les bassins de la Brague (Antibes, Biot) et des Paillons (Contes, Drap, L’Escarène) sont les plus touchés. Ici, l’arrosage des espaces verts et massifs fleuris est totalement interdit. Les golfs doivent réduire leur consommation de 60 % et n’arroser que la nuit. Le lavage de voiture à domicile et le remplissage des piscines restent proscrits, et les douches de plage sont fermées.

5 communes en crise : Le niveau le plus élevé est atteint sur le bassin versant de la Cagne, plaçant Cagnes-sur-Mer, La Gaude, Saint-Jeannet, Saint-Paul-de-Vence et Vence en situation critique. Les interdictions sont drastiques : arrêt du lavage de voiture (sauf pour les stations professionnelles avec recyclage), interdiction d’arrosage des potagers et espaces verts (sauf exceptions), et interdiction de la simple remise à niveau des piscines individuelles. À noter, la commune de Cagnes-sur-Mer bénéficie d’un statut particulier : les usagers raccordés à l’eau potable, provenant du bassin du Loup, ne sont soumis qu’au stade d’alerte simple.

Les autres communes du département restent au stade de vigilance, appelant à une consommation sobre et responsable.

Un contexte hydrologique et climatique alarmant

Cette décision préfectorale s’appuie sur des indicateurs particulièrement inquiétants. Depuis septembre 2025, le département enregistre un déficit pluviométrique moyen de 15,5 %, atteignant jusqu’à -87 % sur le seul mois d’avril 2026. Parallèlement, 81 % des nappes phréatiques sont à des niveaux inférieurs aux normales de saison.

La situation est exacerbée par des températures anormalement élevées. Le mois de juin a connu une anomalie de +2,9 °C et juillet une anomalie de +3,8 °C par rapport aux moyennes. Cette chaleur persistante accélère l’évaporation, diminue significativement le débit des cours d’eau, notamment les fleuves côtiers, et provoque une hausse des consommations d’eau domestique pouvant atteindre +30 % dans certains secteurs.

Des perspectives estivales inquiétantes

Les prévisions de Météo-France n’incitent pas à l’optimisme, annonçant une saison estivale plus chaude que la normale. Les vagues de chaleur successives devraient maintenir une pression élevée sur la ressource en eau. Face à cette évolution, les services de l’État préviennent que de nouvelles restrictions pourraient être décidées dans les semaines à venir si la situation ne s’améliore pas.

La préfecture invite tous les usagers à adopter les éco-gestes détaillés sur le site gouvernemental Vigieau (https://vigieau.gouv.fr/) pour préserver la ressource.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).