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SAINT-MARTIN-LA-PORTE : LGV Lyon-Turin – Des députés…

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SAINT-MARTIN-LA-PORTE : LGV Lyon-Turin – Des députés dénoncent l’opacité et un chantier à l’arrêt

Trois députés français et italien se sont vu refuser l’accès au chantier du Lyon-Turin et dénoncent une mise à l’arrêt du projet.

La tension monte autour du projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Lyon-Turin. Ce mercredi 22 juillet 2026, les députés français Bérenger Cernon (Essonne) et Jean-François Coulomme (Savoie), accompagnés de leur homologue italien Antonino Iaria, se sont rendus sur le site de Saint-Martin-la-Porte (Savoie) pour évaluer l’avancement des travaux. Leur objectif était de vérifier sur le terrain des informations publiées par la presse, notamment Le Monde et Le Progrès, faisant état d’un chantier à l’arrêt, ainsi que de retards et de surcoûts importants.

Un « refus catégorique » de la part de TELT

Malgré l’annonce de leur visite au président de Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT), le promoteur du projet, et au ministre des Transports, les parlementaires se sont heurtés à une fin de non-recevoir. Selon leur communiqué, le directeur général de TELT, Maurizio Bufalini, leur a opposé un « refus catégorique », tandis que la présidence de l’entreprise et le ministère de tutelle gardaient le silence.

Sur place, aucun membre de l’encadrement ne s’est présenté pour accueillir la délégation. Les élus dénoncent un « mépris pour la représentation nationale » de la part d’une société qui gère un projet financé par des fonds publics. Cette visite faisait suite à une première tentative infructueuse le 2 juillet dernier, où l’accès à des zones clés du chantier leur avait déjà été refusé, tant en France qu’en Italie sur le site de Chiomonte.

Un projet à l’arrêt et plus de 5 milliards déjà dépensés

Les députés affirment que le projet a déjà englouti plus de 5 milliards d’euros pour ne creuser qu’une vingtaine de kilomètres sur les 115 kilomètres prévus pour le tunnel transfrontalier (composé de deux tubes de 57,5 km).

Pour étayer leur constat d’un chantier à l’arrêt, les élus se sont également rendus sur le site de La Chapelle, où sont fabriqués les voussoirs (les segments en béton qui forment la paroi du tunnel). Ils y ont constaté un site de stockage « engorgé » et une usine qui ne produit plus. Pour eux, la conclusion est sans appel : le chantier du Lyon-Turin est immobilisé. Ils accusent TELT d’organiser uniquement des « visites touristiques » destinées à certains élus pour masquer la réalité des difficultés financières et environnementales.

Vers un recours auprès de la CADA

Face à ce qu’ils qualifient d’opacité, les députés ont annoncé leur intention de ne pas en rester là. Ils ont prévenu que si les informations demandées dans leur courrier du 7 juillet ne leur étaient pas transmises, ils saisiraient la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) dès le début du mois d’août. L’objectif est de contraindre TELT à faire preuve de transparence sur l’état réel de ce projet d’infrastructure majeur.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).