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PARIS : Gouvernement – Max BAUER : « La démission avortée de la ministre de l’Écologie sème le trouble »
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est revenue sur sa démission en 24 heures, soulevant une vive polémique sur la crédibilité de l’exécutif.
Max Bauer, ancien président de la Coordination Rurale du Var, est consterné par cette séquence : « La scène politique a été secouée cette semaine par un revirement spectaculaire. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a présenté sa démission mardi avant de l’annuler dès le lendemain, après que le Président de la République l’a refusée. Cet épisode, survenu en pleine crise agricole et climatique, interroge sur la cohérence et la solidité de la parole gouvernementale ».
Un coup de théâtre en 24 heures
Tout a commencé mardi par ce qui a été perçu comme un acte de conviction politique. En désaccord profond avec la loi d’urgence agricole, Monique Barbut a annoncé son départ du gouvernement. La démission a été interprétée comme le refus d’une ministre de cautionner une politique qu’elle jugeait inacceptable, un geste rare salué par une partie de l’opinion.
« Moins de 24 heures plus tard, la situation a basculé. Mercredi matin, l’Élysée a fait savoir que la démission était refusée. Dans la foulée, la ministre a confirmé rester à son poste, se disant désormais « en confiance » pour « poursuivre sa mission ». Ce maintien intervient alors que la France fait face à une alerte sécheresse généralisée, avec des restrictions d’eau dans de nombreux départements et une menace d’incendies élevée », ajoute Max Bauer.
La crédibilité de l’exécutif en question
« Ce revirement rapide a déclenché de nombreuses critiques, des observateurs y voyant un « théâtre de boulevard » qui affaiblit l’autorité de l’État. La séquence est perçue comme un symptôme de la prédominance de la communication sur les décisions de fond. La capacité du gouvernement à maintenir un cap clair sur des enjeux aussi cruciaux que l’écologie et l’agriculture est aujourd’hui ouvertement remise en cause. Pour beaucoup, cet épisode délite la parole publique et la confiance des citoyens dans les institutions », juge l’ancien syndicaliste agricole du Var.
Les agriculteurs, grands perdants des postures politiques
Au cœur de cette crise se trouve le monde agricole, qui se sent une nouvelle fois le grand oublié des arbitrages politiques. Les producteurs dénoncent une situation intenable où il leur est demandé de garantir la souveraineté alimentaire, de protéger la biodiversité, d’innover dans la transition énergétique, tout en maintenant des prix bas pour les consommateurs.
« Ils critiquent un cadre réglementaire instable, des aides soumises à des conditions complexes et une absence de visibilité à long terme. Cet épisode de démission avortée est vécu par la profession comme une preuve supplémentaire que leurs intérêts sont souvent sacrifiés au profit de postures politiques et d’effets d’annonce, sans qu’une vision claire et stable ne soit jamais affirmée », analyse, encore, Max Bauer, président d’une association de soutien aux agriculteurs en difficulté.
Une transition écologique en quête de substance
« Au-delà de la crise politique, ce revirement pose la question de la nature de la politique écologique menée. Des voix s’élèvent pour dénoncer une « écologie de façade », prompte aux grands discours mais incapable d’assumer des choix difficiles et des ruptures nécessaires. La critique porte sur une approche qui privilégierait les apparences à une action structurée et courageuse. En voulant partir en héroïne pour finalement rester en poste, la ministre apparaît affaiblie, incarnant malgré elle les contradictions d’une politique qui peine à transformer les ambitions en actes concrets », conclut Max Bauer, désormais engagé dans la politique du territoire, notamment dans le Var.
via Presse Agence.

