AIX EN PROVENCE : #TouchePasANosBoites – Les entrepre…
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AIX EN PROVENCE : #TouchePasANosBoites – Les entrepreneurs lancent une mobilisation nationale
Réunis à The Camp, plusieurs mouvements d’entrepreneurs et de salariés lancent un appel commun pour replacer l’entreprise au cœur du débat public.
C’est depuis le hub d’innovation The Camp, à Aix-en-Provence, que la France qui entreprend a décidé de monter au front. Du 20 au 22 juillet, l’événement « Campus du Laissez-nous faire », initié par l’ancien ministre Alain Madelin et l’entrepreneur Lionel Roques, a rassemblé plus de 300 acteurs de l’économie réelle.
Entrepreneurs, salariés, artisans, commerçants, mais aussi élus et chercheurs ont conclu ces trois jours de débats par le lancement d’une mobilisation nationale, unifiée sous une bannière claire :
#TouchePasANosBoites.
Le poids économique d’une majorité silencieuse
Ce mouvement entend rappeler une réalité économique fondamentale :
99,9 % du tissu entrepreneurial français est composé de très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME) ou de microentreprises. À elle seule, l’économie de proximité, qui regroupe artisans, commerçants et professions libérales, représente 3,4 millions d’entreprises et génère un chiffre d’affaires de 664 milliards d’euros. L’artisanat, qualifié de « première entreprise de France », compte 1,3 million d’entités.
Les organisateurs insistent sur le fait que cette mobilisation ne concerne pas uniquement les dirigeants. Elle vise aussi à porter la voix des salariés, décrits comme une « majorité silencieuse » qui partage les efforts et les risques, et dont le rôle est essentiel pour la vitalité des territoires, la formation et la rétention des talents en France.
Un cri d’alarme face à un environnement jugé hostile
Cette initiative est née d’un constat d’exaspération partagé. Les participants dénoncent un climat devenu défavorable à l’initiative privée, minée par la « complexité administrative, l’inflation normative et l’instabilité réglementaire ». Ils pointent également du doigt un débat public et académique où l’entreprise est, selon eux, trop souvent « jugée, désignée comme coupable » et perçue comme une « source inépuisable de taxes ».
L’impact de cet environnement est tangible, avec un chiffre choc mis en avant :
68 000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur la dernière année. Pour les initiateurs du mouvement, ce chiffre illustre la fragilisation croissante de l’économie réelle.
Objectif 2027 : peser sur le débat présidentiel
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, le collectif refuse de voir le doute et la défiance nourrir les populismes. L’objectif affiché est de réorienter le débat politique en proposant une vision axée sur la liberté d’entreprendre. « Rien ne se fera sans les entrepreneurs. Le futur a besoin de liberté », martèle le manifeste du mouvement. Il s’agit de porter un projet de société qui redonne confiance et liberté à ceux qui créent de la valeur, innovent et prennent des risques.
La prochaine étape est déjà fixée :
Les contributions et propositions issues des ateliers du campus feront l’objet d’une restitution formelle à la fin de l’été, destinée à alimenter activement le débat pré-électoral.
Une coalition d’organisations et de personnalités
La force de cette mobilisation réside dans la diversité des organisations qui la soutiennent. On y retrouve notamment le collectif « Trop c’est trop » d’Éric Maumy (PDG d’April), le « Cercle des entrepreneurs engagés » co-fondé par l’ancien ministre Hervé Novelli, « L’Institut des Solutions » présidé par Pierre Gattaz, « Les Forces Françaises de l’Industrie » de Gilles Attaf et Laurent Moisson, ou encore le « Mouvement ETHIC » de Sophie de Menthon. Des associations comme CroissancePlus, présidée par Virginie Calmels, et Origine France Garantie sont également parties prenantes.
Pour plus d’informations sur l’initiative et ses prochaines actions, le collectif a mis en ligne un site dédié :
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

