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PARIS : Max BAUER : « On a sciemment organisé une concurren…

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PARIS : Max BAUER : « On a sciemment organisé une concurrence déloyale contre nos propres agriculteurs »

Dans une tribune virulente, Max Bauer fustige les « postures » et « mensonges » qui, selon lui, fragilisent l’agriculture française malgré un récent vote à l’Assemblée.

« Pendant des années, la France a méthodiquement affaibli son agriculture à coups de surtranspositions et d’interdictions unilatérales ». C’est par ce constat sévère que Max Bauer entame une charge contre ce qu’il décrit comme un « aveuglement » politique et réglementaire aux conséquences dramatiques pour le secteur agricole français.

À la suite d’un vote récent à l’Assemblée nationale, il dénonce une situation de concurrence qu’il juge organisée au détriment des producteurs nationaux. Ce vote, adopté par 296 voix contre 224, est perçu non comme un simple ajustement, mais comme un « rattrapage tardif » et une « première avancée » pour une profession à bout de souffle.

Une concurrence jugée déloyale

Le cœur de l’argumentation de Max Bauer réside dans le paradoxe entre les exigences imposées aux agriculteurs français et la réalité du marché européen. Il déplore que, tandis que les producteurs nationaux croulent sous les contraintes, leurs concurrents européens continuent de produire et d’exporter sans être soumis au même carcan normatif, gagnant ainsi des parts de marché. Le résultat, selon lui, est sans appel : des exploitations étranglées, des filières sacrifiées et une dépendance accrue aux importations.

« Il faut appeler les choses par leur nom, on a sciemment organisé une concurrence déloyale contre nos propres agriculteurs », affirme Max Bauer.

Il poursuit son analyse en qualifiant cette politique d’« abandon » plutôt que d’écologie, accusant les pouvoirs publics d’exiger l’exemplarité de leurs producteurs tout en ouvrant les frontières à des produits qui ne respectent pas les mêmes standards.

Des « mensonges » et une charge contre la ministre

Max Bauer s’attaque également à ceux qu’il accuse de désinformation pour des raisons idéologiques ou politiciennes. Il fustige une rhétorique basée sur la peur, la déformation des textes et les « contre-vérités » visant à masquer une forme d’impuissance. Il pointe une contradiction majeure : « Hier, ils invoquaient la science quand elle servait leur discours. Aujourd’hui, ils la discréditent sans scrupule dès qu’elle contredit leur idéologie ». Il rappelle d’ailleurs que les décisions restent fondées sur des bases scientifiques, sous l’égide de l’ANSES, qualifiant de « manipulation » toute affirmation contraire.

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est directement visée pour sa posture jugée « incohérente et irresponsable ». Ses critiques publiques contre la loi agricole, jugeant certains points « pas acceptables », sont perçues comme une contestation inacceptable d’une décision démocratique par un membre de l’exécutif.

Le coût humain d’un « aveuglement idéologique »

Au-delà des querelles politiques, Max Bauer met en lumière ce qu’il estime être le véritable drame : la détresse humaine du monde agricole. Il évoque des agriculteurs « épuisés, étranglés financièrement, enfermés dans une spirale où le travail ne paie plus ».

« Mais le plus grave est ailleurs. Derrière ces postures, il y a une réalité que certains préfèrent ignorer, celle d’un monde agricole à bout », insiste-t-il.

Il conclut en attribuant une « responsabilité écrasante » à ceux qui, par « idéologie hors-sol » et « décisions déconnectées », ont contribué à cette crise. Chaque norme, chaque retard, chaque renoncement aurait un coût humain direct, payé par les agriculteurs, « parfois jusqu’au pire ». Son appel est un cri d’alarme : « Assez des postures. Assez des mensonges. Il est temps de regarder les conséquences en face ».

via Presse Agence.