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MARTIGUES : Bien-être animal – L’exploitation d…

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MARTIGUES : Bien-être animal – L’exploitation d’une panthère dans un film indigne une association

À l’occasion de la sortie du film « Le Triangle d’or », l’association PAZ dénonce l’utilisation d’une panthère captive et demande son placement en refuge.

MARTIGUES : Bien-être animal - L'exploitation d'une panthère dans un film indigne une association
MARTIGUES : Bien-être animal - L'exploitation d'une panthère dans un film indigne une association
MARTIGUES : Bien-être animal - L'exploitation d'une panthère dans un film indigne une association

La sortie nationale du film « Le Triangle d’or » d’Hélène Rosselet-Ruiz, prévue le 29 juillet prochain, notamment au cinéma La Cascade à Martigues, est au cœur d’une vive polémique. L’association de défense des animaux PAZ (Projet Animaux Zoopolis) s’indigne de l’utilisation de Ranny, une panthère noire captive, pour les besoins du tournage. L’animal, qui appartient à la dresseuse Mariana Gruss de la société Cinéma Evénement Animalier, est selon l’association le symbole d’une exploitation cruelle que les technologies modernes pourraient éviter.

Un dialogue infructueux avec la production

PAZ affirme avoir tenté de prévenir cette situation en amont. Le 13 décembre 2024, l’association a échangé avec la productrice du film, Marie-Ange Luciani (Les films de Pierre), pour la convaincre de privilégier les effets visuels à l’emploi d’un animal réel. Malgré ses arguments, la production a maintenu son choix. Une décision que déplore Amandine Sanvisens, cofondatrice de PAZ, qui y voit une contradiction flagrante avec le message du film.

« Pour quelques minutes dans le film “Le Triangle d’or”, la panthère Ranny est emprisonnée à vie et subit la violence du dressage. Alors que ce film dénonce des rapports de domination et que comme les deux femmes, la panthère du film est prisonnière de sa condition, la productrice et la réalisatrice alimentent un système d’asservissement qu’elles veulent dénoncer. Quelle mascarade ! Quand le monde du cinéma va-t-il comprendre que les animaux sauvages ne sont pas des acteurs ? », déclare Amandine Sanvisens.

Une mobilisation citoyenne et une proposition de loi

Face à ce qu’elle qualifie de « mépris pour la condition animale », PAZ a lancé le 15 juin 2026 une pétition pour demander le placement de la panthère Ranny dans un refuge (https://www.mypetition.org/petition/animaux/placement-panthere-ranny-refuge/282000).

Celle-ci a déjà recueilli plus de 26 900 signatures. L’association avait également organisé une manifestation lors de l’avant-première parisienne du film, le 7 juin dernier.

Le combat de PAZ s’inscrit dans un contexte plus large. Le 9 juin 2026, la députée Danielle Simonnet a déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à interdire l’utilisation d’animaux non domestiques dans les créations artistiques. Ce texte entend combler un vide juridique de la loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale, qui a interdit les animaux sauvages dans les cirques itinérants mais a omis le secteur du cinéma et de la publicité.

Les financeurs du cinéma interpellés

L’association pointe également la responsabilité des chaînes de télévision, qui ont une obligation de financement du cinéma français. PAZ mène des discussions avec plusieurs d’entre elles pour les inciter à ne plus soutenir les films exploitant des animaux sauvages. Si France Télévisions a fait évoluer son code de conduite en septembre 2024 pour « limiter l’emploi d’animaux sur les tournages », cette mesure n’est pas contraignante. L’association déplore en revanche le silence de TF1, qui a récemment soutenu des films comme « Sarah Bernhardt, la divine » ou « Jamais sans mon psy », ayant également eu recours à des animaux captifs.

Des dresseurs au cœur de polémiques

Le cas de la panthère Ranny n’est pas isolé. L’animal a déjà été aperçu dans la bande-annonce des César 2023, une publicité pour Dior ou encore un événement pour Toyota. PAZ dénonce un système où des dresseurs, parfois éclaboussés par des scandales, continuent d’exercer. L’association rappelle l’enquête du The Hollywood Reporter de 2013 révélant que le tigre du film « L’Odyssée de Pi », dressé par le Français Thierry Leportier, avait manqué de se noyer. Plus récemment, en 2022, PAZ a diffusé une vidéo montrant le dresseur Pierre Cadéac frapper un aigle, ce qui n’aurait pas empêché de nombreuses productions de continuer à faire appel à ses services.

Fondée en 2017, PAZ se donne pour mission de défendre les intérêts des animaux, sans distinction d’espèces. L’association mène plusieurs campagnes visant à mettre fin à la captivité animale.

Toutes les informations sur ses actions sont disponibles sur son site internet : https://zoopolis.fr/

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).